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                             RASED

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    Rased sabordés, Ecole abandonnée, Elèves sacrifiés

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         Quelle école voulons-nous pour nos enfants ???

                 Toutes les infos sur cette soirée ici :

                         Un parmi les autres à Mornant


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Collectif National de Résistance à Base Elèves

Lettre ouverte et Conseils aux enseignants

pour vous mettre en conformité avec l'arrêt

du Conseil d'Etat du 19 juillet 2010 :

Lettre aux enseignants

Après la décision du Conseil d'Etat (Arrêt du 19/07/10),

Parents, vous pouvez désormais vous opposer

au fichage de votre enfant dans BE et la BNIE.

Modèle de lettre d'opposition à adresser à l'IA

(copie au directeur d'école) : Lettre pour le directeur et l'IA

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Explications : Explications, Infos Conseil d'Etat

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Collectif National de Résistance à Base Elèves :

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Collectifs Ecole en Danger du Rhône : Actions en cours
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Nous relayons, Nous soutenons !

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Collectifs locaux Ecole en Danger :

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L'exemple du collectif du Beffroi :   http://collectifdubeffroi2010.blogspot.com/

Plus d'infos dans notre article :   Soutenons le collectif de Beffroi

Reportages France3 et Clermont 1ère :   Vidéo téléchargeable ici

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Infos Lyon ici :  Collectif Rebellyon

Infos Saint Etienne ici : Coordination inter-secteurs de St Etienne

Infos nationales ici : Je lutte des classes

Attac Rhône ici : Retraites : Contre-propositions Attac

Rased en Lutte ici : Rased en Lutte

Sur les 2 sites de notre collectif ici : Infos et Contre-propositions

      


Base Elèves : Fichages et Amnésie ...

Pour la Liberté d’Expression et contre la censure d’Etat : Relaxe des 4 prévenu(e)s de Tours, Déboutons Hortefeux !

Apportez votre soutien ! Signez la pétition ici : http://baleiniers.org/la-petition

Le 30 avril 2010, le Ministre de l'Intérieur portait plainte contre X à propos d'un communiqué de presse intitulé « Les Baleiniers », signé de Soif d’Utopies et de RESF 37. Ce texte faisait état de forts soupçons concernant l’utilisation, par les préfectures d’Indre-et-Loire, d’Ille-et-Vilaine et de Guyane, du fichier « Base Elèves » pour le repérage des parents sans-papiers, traitant ainsi les enfants comme des appâts, pour organiser l’expulsion du territoire de ces familles. Ce communiqué précisait en outre que ces pratiques de chasse à l’enfant rappelaient celles de la police de Vichy.

Hortefeux entend interdire toute comparaison historique entre des comportements actuels de certains fonctionnaires préfectoraux, de la police ou de la gendarmerie, et ceux que l'on a connu pendant la Seconde guerre mondiale en France. Pour lui, comparaison vaut diffamation.

La suite de l'appel ici : Communiqué de presse


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Un mythe qui a la vie dure : Jules Ferry selon Foucambert - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 15/05/2012 ~ 00:36

Nous relayons l'article de N'Autre Ecole, la revue de la fédération CNT des travailleurs de l'éducation :

Candidat, François Hollande avait axé sa campagne sur les questions d'éducation.

Président, il place sa cérémonie d'investiture sous la figure et l'héritage de Jules Ferry avec un hommage à la statue du ministre aux Tuileries.

Ce choix est un signal inquiétant.

D'abord parce que Jules Ferry est l'homme de la colonisation (« Si nous avons le droit d'aller chez ces barbares, c'est parce que nous avons le devoir de les civiliser […] Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d'une race supérieure qui conquiert » (Discours àla jeunesse, mars 1884).

Quant à « son » école, construite sur les décombres de la Commune de Paris, si elle fut bien une école « pour » le peuple, elle ne fut jamais l'école « du » peuple : « Il est nécessaire que le riche paye l'enseignement du pauvre, et c'est par là que la propriété se légitime » affirme celui qui entendait surtout, grâce à ses lois scolaires, « clore l'ère des révolutions ».

Nous profitons donc de l'occasion pour faire circuler le chapitre « Un mythe qui a la vie dure : l'école de Jules Ferry selon Foucambert », extrait de l'ouvrage Pédagogie et Révolution (Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2011,203 p., 14 € - vente en librairie et en ligne : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory)

En pièce jointe, les pages 31 à 38 du livre Pédagogie et Révolution : Un mythe qui a la vie dure : l’école de Jules Ferry selon Foucambert.

N'Autre Ecole

 

Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Foucambert

Du haut de la tribune de l’Assemblée, défendant son projet d’école « publique, laïque, gratuite et obligatoire », Jules Ferry ne cache nullement son ambition de « mettre fin à l’ère des révolutions ». Ne plus revivre le cauchemar de la Commune, doter le pays d’une école adaptée aux besoins croissants de l’industrie, assurer la paix civile : « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. […] Si cet étatde chose se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 28 mai 1871. »

 

Cent ans plus tard, au printemps 2003, des enseignants « en lutte » se revendiquaient de ce même Ferry contre son homonyme et lointain successeur… et nul ne s’en étonnait, ne s’en révoltait… si ce n’est Jean Foucambert, l’inlassable animateur de l’Association française pour la lecture. Cet aveuglement de ceux qui auraient dû constater – et contester – les limites de l’école de Jules Ferry a sans aucun doute pesé sur le projet de réédition d’une œuvre initialement publiée au milieu desannées 1980.

 

Les victoires de Jules Ferry

Sans nul doute, L’École de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure n’a perdu ni de sa pertinence ni de son actualité : « Comprendre comment fonctionnait l’école de Jules Ferry, c’est se donner le moyen, tout à la fois, de lutter contre la nostalgie ambiante et d’éviter les fausses solutions qui ne font que la renforcer. » Car, pour Foucambert, bien qu’enterrée par le collège « pour tous », l’école de Ferry a finalement tenu son pari : « Instruire en détournant contre lui l’instruction que le peuple revendiquait pour son émancipation. » Depuis la première édition, le combat pour l’égalité n’a cessé de reculer au profit de « l’égalité des chances ». Une défaite pour tous ceux qui s’étonnaient, à la suite de Robespierre, que les opprimés remettent aux oppresseurs le soin de les éduquer, « comme si un homme d’affaires était chargé d’apprendre l’arithmétique à ceux qui doivent vérifier ses comptes… »

 

Suite en ligne ici : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory

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resistance(s).bmpFichage des enfants : 4 de Tours vs ex-ministre Hortefeux - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 09/05/2012 ~ 00:38

En cette fin avril 2012, vous êtes 12 205 à avoir signé la pétition demandant la relaxe des « 4 de Tours » - dont 8746 signataires en ligne sur http://baleiniers.org/la-petition (Le Collectif Parents Enseignants Ouest Lyonnais, référent du CNRBE pour le Rhône, fait partie des organisations signataires -83 retours "oui" sur la liste de diffusion, à l'époque-)

Le jugement de la Cour d'appel d'Orléans du 10 avril 2012, a aggravé les peines des trois camarades déjà condamnés en première instance par le Tribunal correctionnel de Tours. Il a notamment doublé le montant dû à la Partie civile représentant le Ministre de l'Intérieur, puisque, au motif que la procédure fut « longue et difficile » (sic !), ce sont 6000 euros dont devront s'acquitter, solidairement, les condamnés .

A quoi il convient d'ajouter 120 euros chacun pour frais de justice, et 300 euros chacun de dommages et intérêts – l'amende de 500 euros chacun étant assortie du sursis.

Vous trouverez l'analyse détaillée de ce jugement de la Cour d'appel en allant sur la page CENSURE ET RACKET : LA COUR D'APPEL ENFONCE LE CLOU ! Communiqué du Comité de Soutien du 16/04/12)

http://baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=168:censure-et-racket-la-cour-dappel-enfonce-le-clou-communique-du-comite-de-soutien-160412&catid=7:le-juridique&Itemid=12

Nos trois camarades se sont pourvus en Cassation. Grâce à vos dons, l'état actuel de la caisse de solidarité gérée par le Comité de soutien permet d'avancer les honoraires de leur avocat, qui fait parvenir le pourvoi à la Cour dans les tous prochains jours.

Mais un pourvoi en Cassation n'est pas suspensif des peines, ni des divers frais. Nous dénonçons avec vigueur ce racket judiciaire dont le but est évidemment de toucher les militants au porte-monnaie. Mais notre détermination à soutenir et épauler nos trois camarades dans leur combat contre l'arbitraire du pouvoir reste entière. C'est pourquoi nous lançons cet appel pressant à la solidarité, pour que le fardeau financier soit partagé entre nous tous, qui demandons leur relaxe parce que nous partageons leur dénonciation de la chasse aux étrangers et des moyens qu'elle emploie – qui rappellent un passé honni. Si nous nous y mettons tous, cette charge sera d'autant plus légère pour chacun.

Voici donc ce que nous vous proposons, au choix, à l'instar de ce qui se pratique dans d'autres luttes collectives qui recourent aux payeurs volontaires

a) Chacune et chacun d'entre vous fait un chèque d'un montant qui peut être très modique (2 ou 3 euros) à l'ordre de « Agent judiciaire du Trésor » (c'est la Partie civile, pour qui il faut trouver 6000 euros) ; vous envoyez ce chèque à Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Une fois la somme atteinte, nos trois camarades déposeront cette multitude de chèques entre les mains de la Partie civile, avec ce message : «des milliers de personnes solidaires partagent la responsabilité politique des actes qui sont reprochés à trois militants ».

b) Vous pouvez aussi faire vos dons de façon plus classique à l'ordre de Solidaires 37, et les envoyer à l'adresse ci-dessus. Ils seront ensuite répartis selon les besoins.

Salutations solidaires.

Tours, le 30 avril 2012

Le Comité de soutien aux 4 de Tours.

Contact : 02 47 61 51 08

Mail : contact@baleiniers.org

Plus d'informations ici : http://baleiniers.org  

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Clair, argumenté et de bon goût ! Tous à Lyon, Place Jean Macé, 10h30 le 1er Mai, et le 6 Mai au bureau de vote ! - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 28/04/2012 ~ 02:46

 

Place au Peuple !

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1er Mai dans le Rhône : Toutes et tous dans les manifestations intersyndicales à Lyon (10h30 Place Jean Jaurès) et à Villefranche sur Saône (10h30 Place du Promenoir) - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 25/04/2012 ~ 00:50

Appel CFDT – CGT – FSU – Solidaires – UNSA du Rhône

1er mai 2012 : satisfaire les revendications pour le progrès social

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA du Rhône affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

- faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

- exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

- faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

- priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

- lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;

- la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

- développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

- mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

- faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

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Liberté de parole en dehors du temps de service ? - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 16/04/2012 ~ 19:58

http://blogs.mediapart.fr/blog/sebastien-rome/160412/comment-la-droite-voulu-fermer-mon-blog-sur-mediapart

 

Sébastien Rome, directeur d'école élémentaire ZEP/REP Lodève

 

Cette droite n'aime pas le peuple. Elle le préfère silencieux pour parler à sa place. Quand un petit, un sans grade, use de sa liberté de penser, d’écrire, il lui est « proposé » de se taire. C’est ce qui m’a été « proposé » par la droite. Mais devais-je renoncer à la devise des Lumières : « Sapere aude, aie le courage de te servir de ta propre intelligence !» ? Chronique d’une tentative de mise au pas où mon devoir était de résister*.

Rappelez vous, l'hiver 2008-2009 est rude pour le gouvernement. Les répercussions de la crise des subprimes frappent désormais la France, les patrons sont séquestrés, les lycéens sont dans la rue et des enseignants désobéissent. Je fais parti des ces enseignants ; mais surtout, je tiens, sur mon blog Mediapart, une chronique commentant les réformes en cours dans l'éducation Nationale et cela n'est pas du goût de tout le monde.

En janvier 2009, cela fait donc plus d'un an que je tiens un blog sur Mediapart. Xavier Darcos « réforme » à tout va dans l'éducation. Pour le premier degré, on compte à ce moment là, près de 13 réformes : suppression du samedi matin, aide personnalisée hors temps de classe pour les élèves en difficulté, suppression des RASED, nouveaux programmes, la suppression d'années de maternelle...La tactique, mise au point à l'Elysée, est claire, imparable et prend de court les syndicats. Le passage en force des réformes devient possible car, toutes sont avancées en même temps. A peine une argumentation, un mouvement tente de se constituer pour répondre que déjà, il faut répondre à une autre attaque.

Je commente donc tout cela sur Mediapart et je montre l'absurdité de l'application sur le terrain de certaines mesures d'où le titre de mon blog : « l'école les pieds sur la terre et la tête dans l'eau ». Le succès de Mediapart lié à son originalité fait de mon blog une source d'information. Je suis rapidement étonné de l'écho que rencontre ce que j'écris. J'étais loin d'imaginer à quel point cela était vrai.

En janvier 2009, j'ai donc déjà écrit ma lettre de désobéissance et j'organise avec des parents d'élèves et des enseignants une grande manifestation à Lodève pour contester les réformes en cours dans l'éducation nationale. L'objectif de ce moment est de rencontrer les élus locaux afin d'asseoir la légitimité du mouvement et de rencontrer le Député Robert Lecou, UMP, afin de souligner les erreurs commises par le gouvernement. La rencontre devait avoir lieu à la fin de la manifestation. Mais deux jours avant la manifestation, le député annule le rendez-vous, pour un imprévu (sic) ; un conseil national de l’UMP. J'ai alors réagi par communiqué signifiant sa défection. Il en prend connaissance à la radio locale, en direct. Robert Lecou m’appelle sur mon portable afin de me faire part de son fort mécontentement et me demande de faire un communiqué rectificatif. Il n’avait pas confirmé le rendez-vous. Après recherche sur internet, je constate que le conseil national du 24 janvier sur l’Europe est prévu depuis plusieurs mois. Et puis, comment préférer une assemblée partisane quand 600 personnes demandent à vous voir?

Voici un extrait de la conversation : « Vous ne pouvez affirmer que je vous ai mené en bateau, c'était un impératif non prévu, me dit-il » « Pourtant, cela fait plus d'un an que cette convention est annoncée, j'en ai trouvé trace sur internet » « comment cela ! Ma présence, en tant que parlementaire, a été rendue nécessaire en début de semaine. Mais vous n'avez pas à surveiller mon emploi du temps, mais où va-t-on ? Pour qui vous prenez-vous ? «Un citoyen, Monsieur le Député. Vous savez même les ministres publient leur emploi du temps et vous êtes mon représentant » « Pourquoi n'avez vous pas contacté le sous-préfet et l’Inspection, c’est l’affaire de l’Etat ! » « Le sous-préfet n'a pas voulu nous recevoir ». La discussion avait été très animée. Quelques minutes après, le sous-préfet m'appelle : « j'ai eu monsieur Lecou au téléphone, vous voulez me rencontrer [… ] je suis toujours disponible pour rencontrer les citoyens [...] vous n'avez certainement pas bien compris ce qu'a dit la secrétaire [...] bien sûr, je vais recevoir une délégation après la manifestation». Cet événement n'est certainement pas sans lien avec la suite.

Deux mois plus tard, l'inspecteur de circonscription vient me voir. Il vient vérifier si j'agis conformément à ce que j'affirme dans ma lettre de désobéissance. Sur 385 enseignants désobéisseurs dans l'Hérault, seuls quelques uns sont ciblés. Après plusieurs visites et rappels à l'ordre, le 5 mai, une première sanction tombe : 16 jours de retrait de salaire pour « manquement aux obligations de service ». Personnellement, j'estime que la désobéissance est un moyen de lutte à la frontière de la légalité, je dirais même sur la frontière. Je m'efforce de rester sur cette ligne de crête et utilisant au maximum les ambiguïtés des textes. Cela est payant puisque après avoir fait valoir mon argumentaire ma sanction est abaissée à 8 jours de retrait de salaire (le 20 mai).

L'inspecteur vient me rendre encore visite pour me faire signer un document certifiant que je n'ai jamais été absent de toute l'année. Il m'affirme avoir vérifié cela avec la secrétaire qui gère ce dossier. « Mais n’ai-je pas gardé, dis-je, mon enfant malade, il y a quelques semaines ? » « Non, j’ai vérifié, c’est votre femme [ndlr : elle est aussi instit] » Je sais que c'est faux mais ni je n'affirme, ni je n'infirme que cela est vrai. Je refuse de signer, il insiste, je refuse toujours. Peu après son départ, j'appelle la secrétaire qui me dit de faire attention et qu'elle ne peut pas en dire plus : on a bien essayé de me faire signer une fausse déclaration afin de me piéger et rendre certaine la sanction. Avant de partir, l'inspecteur me serre la main et me dit : « votre blog est très suivi. Mais je ne dis pas cela pour moi car ne m'abaisse pas à ce genre de flicage, mais vous êtes lu et ce que vous écrivez ne plaît pas».

J'aurai confirmation de cela quelques jours plus tard.

Les représentants du personnel ont obtenu une audience auprès de l'inspecteur d'Académie de l'Hérault d'alors. L'objectif était de défendre les collègues sanctionnés. Mon cas était donc à l'étude. Mes arguments étaient solides. L'Inspecteur d'Académie ne peut les contester et montre aux délégués syndicaux sa forte irritation. Il finit donc par dire « Si cela ne tenait qu'à moi, je retirerai la sanction de Monsieur Rome mais le Ministère veut sa tête ». Via les délégués, il me fait donc une dernière proposition : 3 jours de retrait de salaire qui ne seront pas exécutés si je mets mon blog sur Mediapart « en veilleuse » un bon moment sans quoi l'administration s'en tiendra à 8 jours de retrait de salaire. Une sanction lourde de conséquence pour ma famille ou la fin de ma liberté de parole. J'ai trois jours pour répondre.

Je tombe des nues. Sont-ils si faibles et si ridicules que cela pour s’en prendre à personne, car sincèrement, pour eux, je ne suis rien ? Ont-ils vraiment si peur de ce que j'écris dans mon coin ? Ou plutôt sont-ils si arrogant qu'aucune critique n'est permise ? Visiblement, ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

Après consultations, dont celle d'un Inspecteur d'Académie d'une autre région, je prends une décision. J'annonce que s'il y a suffisamment d'éléments pour me sanctionner, j'assume les conséquences de mes actes mais que je ne renonce pas à écrire sur Mediapart. En tant que citoyen, ma liberté de parole, en dehors de mon temps de service (laïcité oblige ; laïcité que j'ai chevillé au corps allant même parfois jusqu’à expliquer la démarche du ministre en conseil d'école mais la critiquant sans relâche dans la presse locale) est pour moi absolue. C'est d'ailleurs ce qui fonde notre modernité, selon les mots de Foucault, aujourd’hui au Trésor national, commentant Kant.

« La diffusion des lumières n'exige autre chose que la liberté, et encore la plus inoffensive de toutes les libertés, celle de faire publiquement usage de sa raison en toutes choses. […] L'usage qu'un homme chargé d'enseigner fait de sa raison devant ses paroissiens est donc simplement un usage privé ; car ceux-ci ne forment jamais qu'une assemblée domestique, si grande qu'elle puisse être, et sous ce rapport, comme prêtre, il n'est pas libre et ne peut pas l'être, puisqu'il exécute un ordre étranger. Au contraire, comme savant, s'adressant par des écrits au public proprement dit, c'est-à-dire au monde, ou dans l'usage public de sa raison, l'ecclésiastique jouit d'une liberté illimitée de se servir de sa propre raison et de parler en son propre nom. Car vouloir que les tuteurs du peuple (dans les choses spirituelles) restent eux-mêmes toujours mineurs, c'est une absurdité qui tend à éterniser les absurdités. » [Kant Qu’est que les lumières ?]

Peut-on accorder à l’instit laïque que je suis le droit que Kant souhaite voir advenir pour le prêtre du XVIIIe. Puis-je avoir un droit au moins aussi égal à celui du prêtre ?

Au final, aucune sanction ne sera prise contre moi. J'ai continué à écrire sur Mediapart et j'ai éprouvé ce qu'était la liberté de parole en démocratie.

Grâce à l'écriture, j'ai su résister aux pressions de la droite qui a utilisé l'administration à des fins politiques pour piétiner la liberté d'un citoyen. D'autres, encore aujourd'hui, n'ont pas eu cette chance, comme Karin professeure agrégée d'allemand au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt.

Au final, cette droite n’aime du peuple que son silence.

* J'ai cherché un autre mot que résister pour ne pas tomber dans la polémique vaine de la comparaison avec la Résistance. Je n'y suis pas arrivé. Chacun doit avoir à l'esprit que ma "résistance" n'est lesté d'aucun poids historique mais seulement du sens physique : "ne pas céder sous l'effet d'une force" selon Le Robert.

http://journaldecole.canalblog.com/archives/2012/04/16/24027998.html  

Lubin 

Service commandé contre service public

Un enseignant a-t-il encore le droit de critiquer son ministre de tutelle et le président de la république ? On peut légitimement se poser la question suite à la mésaventure arrivée à une enseignante du Nord qui, dans une lettre adressée au député UMP de sa circonscription, dénonçait vigoureusement la politique éducative de ces dernières années. Le député en question n’a trouvé rien de mieux que de cafarder en transmettant la missive au rectorat. Le recteur, se souvenant sans doute de qui il tient son pouvoir mais aussi soucieux de ne pas laisser échapper la substantielle prime d’obéissance attribuée par le ministre de l’EN à ses bons et fidèles serviteurs, s’est empressé de faire passer la prof devant une commission disciplinaire. Sanction : quinze jours de suspension, pour manquement au devoir de réserve (Nord éclair, 17/02/2012).

Une incrimination doublement injustifiée : d’abord parce que le devoir de réserve ne s’applique que dans des cas bien délimités et pas du tout à des enseignants dans l’exercice de leurs droits les plus communs. Ensuite, parce que cette sanction est le fait d’une haute administration qui, loin de se soucier de l’intérêt commun constitutif du service public d’éducation, s’est surtout préoccupée ces dernières temps de coller au plus près des caprices politiques des gouvernants. La lettre de rentrée publiée en mars (Journal d’école, 04/04/2012) semble davantage sortie de la cellule électorale de l’UMP que de la direction générale de l’enseignement scolaire qui, pourtant, lui donne son statut officiel.

Que les rouages de l’état aient été au fil des ans détournés de leurs fins n’est pas une découverte ; c’est même la marque de fabrique d’un pouvoir politique qui est allé très loin dans ce domaine au cours des cinq dernières années et dont le discours sur l’autonomie des établissements dissimule mal un renforcement de l’autoritarisme.

On tremble à l’idée qu’on pourrait en reprendre pour cinq ans supplémentaires ...

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Repenser, recréer l'école ! Lutte du collectif parents enseignants Leverrier Marseille - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 12/04/2012 ~ 23:37

http://ecoleleverrier.wordpress.com/ Marseille, le 29 mars 2012

L’augmentation du nombre d’enfants par classe a été confirmée par le CDEN, mercredi 21 mars. Il est désormais compris entre 26 et 27,5 enfants en école élémentaire et 29,5 et 31 en école maternelle pour les écoles hors zep. Pour les zep, les augmentations existent aussi !

Ces nombres sont des moyennes, pas des maxima !

Fermeture de classe ou pas, le nombre d’enfants par classe devient trop important pour obtenir une éducation qui prenne en compte le rythme de chacun et l’expérience de la vie collective.

Cela vient s’ajouter à la pression au rendement mis sur les enfants par les évaluations continues qu’instituera le livret personnel de compétence (LPC) à la rentrée prochaine, à travers son livret numérique scolaire, rattaché à l’identifiant national de l’élève (INE et Base élèves).

Il s’agit d’obliger chaque enfant à s’adapter aux progressions préétablies, ainsi qu’à la course compétitive aux savoirs ! Rejet des individus au calibre non conforme. Soit techniquement par les résultats d’évaluation, soit psychologiquement, par dévalorisation et marquage à long terme dans le répertoire national de l’identifiant de l’élève (RNIE).

C’est à la fois le projet éducatif (parents, citoyens) et la pratique pédagogique (enseignantEs) qui sont à repenser.

Une action éducative efficace, prenant en compte chaque individu et le collectif dont il fait parti, nécessite un climat sécurisant affectivement et la prise en compte de chacun dans sa progression personnelle de vie au sein d’un collectif de personne.

L’association FCPE Leverrier, membre du collectif « onestpasdessardines », demande pour l’école élémentaire et maternelle

que soit établie, avant toute chose, la garantie d’un maximum d’enfants de 25 par classe, 22 en ZEP, et non une moyenne, et ce, pour toutes les écoles ! Et pourquoi pas moins encore !

que les évaluations nationales mais aussi la logique d’évaluation continue, de progression identique pour touTEs soient abandonnées. (le LPC, le RNIE…), permettant aux pédagogies actives de se libérer.

Que la question de l’éducation dans des collectifs multiages soit reposée. Sans chercher à la généraliser, cette pratique est cependant rendu impossible en raison de la formation des enseignants et des directives hiérarchiques ( évaluations compétences pratique pédagogique…)

que des écoles à taille humaine – 5 ou 6 classes – soient établies. Cela peut se faire en partie sur l’existant, en partageant les grosses écoles actuelles.

Que la coéducation, la relation parents enseignantEs école, se construise réellement.

Que l’aide spécialisée (Rased) soit reconsidérée en prenant en compte ces changements…

Aux pouvoirs publics (mairie, état…) de faire en sorte que cela se fasse !

Aux parents aux enseiganntEs d’accepter de repenser et de recréer l’école !

Des questions de moyens certes mais aussi des questions de projet éducatif et de pratique pédagogique !

CDEN : Conseil départemental de l’éducation nationale. Sa voix est consultative, il est compétent notamment pour donner son avis sur la carte scolaire.

RNIE, LPC, BE, INE http://retraitbaseeleves.wordpress.com, CNRBE Collectif National de Résistance à Base Elèves

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Communiqué des associations des RASED / "Conseils de soutien" - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 04/04/2012 ~ 14:42

Communiqué des Associations des RASED (AFPEN, FNAME, FNAREN)

Difficulté à l’école : dérive libérale et médicale ou manoeuvre électoraliste ?

Lors de son déplacement en Loire-Atlantique mardi 27 mars 2012, le candidat-président, lors d'un meeting à Nantes a consacré une partie de son discours à l’école.

Il s’est engagé à prendre en compte une nouvelle « priorité » concernant « les enfants en perdition » et leurs parents « souvent trop démunis ». Inspirée par le président du Parti Radical, cette mesure consiste à créer des « conseils de soutien » regroupant des spécialistes du secteur privé (psychologues, orthophonistes, soutiens scolaires) pour aider des enfants en difficulté en classe de maternelle et élémentaire.

Il y aurait beaucoup à dire sur le terme soigneusement choisi « d'enfants en perdition ». Nous n'entrerons pas dans ce débat, nous souhaitons simplement attirer l'attention des parents sur la contradiction évidente qu'il y a à promettre des orthophonistes, des psychologues etc. pour les élèves en difficulté alors que depuis 4 ans le gouvernement supprime des postes de personnels spécialisés des RASED (maître E, rééducateurs, psychologues) oeuvrant sur les causes de la difficulté à l’école dans le service public gratuit et non marchand.

A la rentrée scolaire 2012, Nicolas Sarkozy va supprimer 2500 postes de RASED supplémentaires et laisser ainsi 250 000 enfants sans accompagnement spécifique dans les écoles.

Les 3 associations professionnelles des RASED (FNAREN, FNAME, AFPEN) dénoncent cette manoeuvre de campagne et refusent catégoriquement cette dérive du traitement de la difficulté scolaire vers le secteur privé en renvoyant aux familles la responsabilité et la charge d’en supporter le coût.

Elles invitent les parents à se mobiliser plus que jamais autour de la pétition "www.appeldesrased.fr" et à demander des éclaircissements au candidat-président sur son projet pour l’école publique.

Paris, le 2 avril 2012

*RASED : Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté

*AFPEN : Association Française des Psychologues de l’Education Nationale

*FNAME : Fédération Nationale des Maîtres E (enseignants spécialisés à dominante pédagogique)

*FNAREN : Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de L’Education Nationale

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Dico Anticapitaliste : Qu’est-ce que “la base élèves 1er degré" ? - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 04/04/2012 ~ 14:40

Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible   http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article4750

Le premier maillon d’un ensemble de fichiers qui fliquent tous les enfants scolarisés : Affelnet (Affection des élèves par le net), Application école ouverte (Applieo), Environnements numériques de travail (ENT), le Livret de personnel de compétences et enfin, Sconet (Scolarité sur le net rebaptisé en 2012 « Siècle »)

Selon le Collectif national de résistance à Base-élève (CNRBE) dont font notamment partie le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature (SM), ce fichier permet, dès trois ans, « l’immatriculation » et le suivi individuel des enfants. Dès trois ans, ça ne vous rappelle rien ? Toujours le même délire consistant à repérer (pour faire enfermer, parquer, éliminer ?) les enfants susceptibles d’être « déviants » et, très prosaïquement et immédiatement, sans-papiers.

Pour autant, tous les édiles locaux ne sont pas tout à fait « aux bottes » du pouvoir sur le sujet. Un enfant, c’est souvent plus mignon qu’un grand gaillard travaillant dans le bâtiment, et… force est de constatter que la perspective de constituer des fichiers de petits loups a fait bouger certaines lignes, y compris au sein même des organisations politiques. Ainsi, le CNRBE souligne que « depuis le mois de mai 2011 et la motion votée à l’Assemblée de Corse, les positions des élus se multiplient. Après les vœux du Conseil régional PACA et du conseil de Paris en juin 2011, trois nouvelles motions demandant l’arrêt du fichage de l’enfance ont été adoptées récemment par les Régions Midi Pyrénées, Pays de la Loire et Rhône Alpes ». Le site du CNRBE propose d’ailleurs une liste non-exhaustive de tous les bleds qui se sont opposés à BE1D.

Cette première fronde de l’Assemblée de Corse avait d’ailleurs été motivée par une décision du Conseil d’Etat du 19 juillet 2010, ayant décidé que « L’arrêté du 20 octobre 2008 du ministre de l’Éducation nationale, portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel relatif au pilotage et à la gestion des élèves de l’enseignement du premier degré est annulé tant qu’il interdit expressément la possibilité pour les personnes concernées de s’opposer, pour des motifs légitimes, à l’enregistrement de données personnelles les concernant au sein de “Base élèves 1er degré” ».

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L'école ne doit pas être une machine à trier nos enfants - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 02/04/2012 ~ 23:04

L'école ne doit pas être une machine à trier nos enfants (Le Monde.fr 30 mars 2012)

Par Françoise Cartron, Eric Favey, Yves Fournel, Jean-Jacques Hazan

Il y a 130 ans, par la loi du 28 mars 1882, la République rendait "l'instruction primaire obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers âgés de 6 à 14 ans révolus". Depuis, l'instruction obligatoire a été étendue jusqu'à 16 ans, reconnue dans les textes internationaux par l'article 28 de la Déclaration universelle des droits de l'homme ou la convention internationale des droits de l'enfant. Elle figure dans le préambule de notre constitution : "La nation garantit l'égal accès de l'enfant à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat."La création d'une Ecole publique a été dans notre pays, plus que nulle part ailleurs, liée au projet politique de la République incarné dans sa devise. L'Ecole a pour mission de forger les outils de la liberté de pensée, de garantir l'égalité des élèves et de fonder la fraternité humaine : elle contribue ainsi à assurer l'entrée des enfants et des jeunes dans la société, dans un monde commun, par l'autonomie qu'ils acquièrent grâce à l'apprentissage des savoirs pour penser, être et faire. L'Ecole de "la République indivisible, laïque, démocratique et sociale" devrait être inclusive et émancipatrice à la fois. C'est au nom de cette promesse qu'une très grande majorité de familles lui confie leurs enfants, sans renoncer à leurs fonctions éducatives. C'est pour tenir cette promesse que l'instruction est obligatoire et que l'Ecole publique est aussi gratuite et laïque. Il s'agit donc bien d'une obligation réciproque des parents et de l'Etat. Mais force est de constater que s'il n'est quasiment aucun parent qui veuille se soustraire à cette obligation, l'Etat ne la remplit pas. Ce n'est pas nouveau et le projet républicain ne fut jamais vraiment abouti, préférant donner la priorité à la fabrique des meilleurs plutôt que de garantir l'égalité d'accès réelle de toutes et tous aux savoirs et aux fondamentaux de la citoyenneté démocratique. Ainsi, au nom du mérite et de l'élitisme républicain a-t-on laissé se mettre en place une redoutable centrifugeuse, une machine à trier nos enfants qui aujourd'hui en laisse plus de 150 000, chaque année, sans qualification ni diplôme à l'issue de leur scolarité. Mais cette situation s'est aggravée depuis le début de ce nouveau siècle et notamment durant le quinquennat qui s'achève. Comment en serait-il autrement avec l'assouplissement de la carte scolaire, qu'il fallait transformer certes, mais dont la déréglementation a appauvri et relégué plus encore les quartiers populaires ? Comment en serait-il autrement avec la quasi-disparition de la scolarisation à 2 ans dont il est avéré qu'elle est pourtant indispensable aux acquisitions du langage si essentiel par la suite ? Et que dire de la fin programmée des Rased alors qu'ils répondent à un évident besoin pour les élèves en difficulté ou des remplacements qui ne sont plus assurés ? Ou du renoncement au collège pour tous alors que toutes les études internationales démontrent que les systèmes scolaires qui réussissent le mieux sont ceux qui reportent au lycée l'orientation et les spécialisations ? Ou encore de la persistance des redoublements, nettement plus nombreux en France que dans les autres pays européens, alors que tout prouve qu'ils ne servent à rien ?Et bien évidemment comment cette obligation d'assurer l'égal accès à l'instruction pourrait-elle être réelle avec la suppression de près de 80 000 dont 77 000 enseignants en cinq ans alors que le nombre d'élèves est pour l'instant identique et va à nouveau augmenter, et comment le serait-elle avec des enseignants qui ne sont plus formés ? Il faudra bien aussi à nouveau redire que certains territoires de la République ne sont toujours pas dotés d'écoles publiques, seules dans l'obligation d'assurer la scolarisation, sans distinction, de tous les enfants. Souligner que les collectivités territoriales ont investi dans l'éducation sans reconnaissance et moyens à la hauteur de leur travail et que les associations éducatives ont été affaiblies et se trouvent trop souvent dans une situation de sous-traitance de l'impuissance ou de la carence publiques. Alors, pour que la République tienne ses promesses et remplisse son obligation en matière d'instruction, il lui faut une autre politique pour l'Ecole et une véritable politique éducative pour l'enfance et la jeunesse, car nous ne sommes plus à la fin du XIXe siècle et c'est à de nouvelles obligations d'éducation et de formation que notre société doit faire face. C'est d'ailleurs ce à quoi se sont engagées dans "l'Appel de Bobigny", plus de 50 organisations - syndicats, parents, associations d'éducation populaire et mouvements pédagogiques - et 100 villes. Rien ne nous oblige à la résignation en matière de démocratie, de justice sociale et d'éducation. Les idées, projets et pratiques ne manquent pas. Alors chiche ! On la fait cette Ecole qui s'oblige à être pour tous les enfants de France un espace protecteur et émancipateur, missionné pour assurer vraiment l'acquisition des savoirs pour tous, un lieu de travail culturel et de vie collective ouvert sur les territoires et le monde. Une Ecole qui fait naître et entretient le plaisir d'apprendre, la confiance en soi, en l'autre et dans les cadres collectifs. Elle doit le faire dans le contexte de production incessante de connaissances et de profusion des sources de diffusion avec les technologies numériques qui invitent à repenser ses contenus et ses pratiques pédagogiques. Mais surtout elle doit le faire afin de préparer les générations futures à prendre en charge les enjeux communs en partie inédits de notre humanité : culturels et scientifiques, écologiques, éthiques, économiques et sociaux. Il n'y a pas de réponses toutes faites à ces défis. C'est la grandeur et l'enthousiasme d'une politique publique d'éducation globale et de formation tout au long de la vie qui permettra de les construire, avec une Ecole refondée coopérant avec les autres acteurs éducatifs et culturels. Cette Ecole doit déjà se constituer pour la scolarité obligatoire portée au moins à minima de 3 à 16 ans par une articulation renforcée et effective de l'école primaire - maternelle et élémentaire - et du collège qui assure une réelle continuité dans les contenus, les apprentissages et l'organisation, respectant ce que l'on sait maintenant des meilleurs rythmes pour apprendre. Cette nouvelle Ecole de la scolarité obligatoire doit être précédée d'un véritable service public de la petite enfance sur l'ensemble du territoire, ouvrir aux différentes voies du lycée reconnues en égale dignité et s'inscrire dans des projets éducatifs de territoires reconnus par la loi. Cela appelle des choix politiques, des investissements publics et l'association la plus étroite possible de tous les citoyens. Parce que l'éducation est décidément l'affaire de tous et parce que, dans ce cadre-là, l'Ecole doit s'obliger à outiller tous les enfants pour qu'ils puissent apprendre à faire les choix de toute une vie, des choix personnels, professionnels et citoyens. C'est en permettant à tous les enfants de réussir qu'on peut les convaincre que c'est possible. Que l'avenir est possible.

 

Françoise Cartron, sénatrice de la Gironde, vice présidente de la commission de l'éducation, de la culture et de la communication du Sénat ; Eric Favey, secrétaire général adjoint de la Ligue de l'enseignement ; Yves Fournel, adjoint à l'enfance et à l'éducation de la Ville de Lyon, président du Réseau Français des Villes Educatrices ; Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE.

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Ce qu'évaluer veut dire ... / Monsieur Chatel et les évaluations CM2 2011 : L'art policé de la contre-vérité - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 31/03/2012 ~ 22:19

Nous relayons l'article du Collectif de Clermont Ferrand :
Les chiffres n’ont pas toujours de sens : ils sont souvent invalidés par le manque de rigueur de leur collectage. Mais cela ne les empêche pas d’être le support d’une communication plus ou moins orientée. Cet article se penche sur la méthodologie mise en place par un organisme national de l’évaluation de l’éducation : la DEPP. Ces scientifiques se sont penchés sur le niveau de lecture des élèves de CM2 et son évolution de 2003 à 2009. Ce qui nous intéresse le plus, ce n’est pas la mise en évidence d’une éventuelle révolution ou décadence : l’étude n’a rien montré de tel. Non, ce qui est passionnant, c’est la démarche, les précautions prises, l’analyse de départ de ce qu’implique l’acte de lire...
Il est bien dommage que tant de savoir-faire soit remplacé une communication douteuse sur les “progrès” révélés grâce aux nouvelles évaluations nationales, très critiquées pour leur contenu peu adapté et le manque de rigueur de leur méthodologie.
Ce qu’évaluer veut dire : la lecture en CM2 de 2003 à 2009
http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article720

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Davantage de temps pour ficher correctement. Pour nous, c'est Non ! - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 31/03/2012 ~ 22:12

Les circulaires du SNUipp N°9235 du 29 mars 2012 Titre : Affelnet_6ème Suite à la décision du Conseil National, vous trouverez en pièces jointes le courrier adressé par le SNUipp-FSU au Ministre de l'éducation nationale sur la procédure Affelnet d'affectation en 6ème ainsi qu'un modèle de courrier à diffuser auprès de nos collègues directrices et directeurs d'école afin de demander qu'un temps leur soit dégagé pour assumer cette mission nouvelle. Nous vous invitons à relayer cette initiative et dans la mesure du possible à réunir les collègues pour envisager les possibilités d'action sur ce sujet, notamment en cas de réponse négative ou d'absence de réponse de la part des DASEN : demande d'audience, renvoi de la tâche au niveau des collèges, envoi des formulaires écrits aux collègues, ...

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APEN.jpgAgir contre la précarisation dans l'Education nationale - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 24/03/2012 ~ 10:10

Parents, salariés de l'Education nationale, stagiaires, vacataires, retraités, nous relayons l’initiative du collectif de Seine Maritime "Agir contre la précarisation dans l’Education nationale" http://www.apen76.fr/spip/

Au cours de ces dernières années, les réformes, dispositifs et expérimentations, mis en place sans consultation du personnel, ont profondément modifié le paysage de l’Éducation nationale.

Ces évolutions ont permis aux ministres successifs de s’assurer leur petite place dans l’histoire de l’Institution ainsi qu’une couverture médiatique importante, occasion de fustiger « l’immobilisme » du corps enseignant et de revendiquer la palme de l’innovation.

Il est cependant frappant de constater que les personnels comme les parents n’ont jamais été réellement consultés sur la mise en place, l’impact et les conséquences de ces décisions. Comment les acteurs de l’institution scolaire perçoivent-ils l’évolution de l’Ecole et de leurs conditions de travail ? Quelles en sont les conséquences pour les élèves ?

C’est pour cette raison que le collectif APEN (Agir contre la Précarisation dans l’Éducation Nationale) lance une enquête auprès des acteurs de l’École afin de connaître leur vision de l’évolution de l’Éducation nationale.

C’est le moment de vous exprimer sur la manière dont vous vivez ces changements. L’enquête restera en ligne jusqu’au 20 avril. Vos réponses resteront anonymes.

Les données recueillies seront analysées par l’APEN, avec l’aide de sociologues, afin de donner le reflet le plus précis de la situation dans l’EN.

Les données brutes seront également transmises aux syndicats et collectifs qui soutiennent cette initiative afin que chacun puisse analyser ces données et faire entendre la voix des acteurs de l’Éducation nationale.

Nous vous invitons donc à diffuser cette enquête le plus largement possible autour de vous.

L'adresse pour participer en ligne à cette enquête est : http://apen76.fr/enquete/precarisation_EN.html

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RASED.PNGRASED Rhône - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 22/03/2012 ~ 23:23

Des imprécisions et quelques erreurs qui n’ont pu être modifiées mais a le mérite d’exister… un travail d’équipe. A diffuser ... Vous pouvez laisser des commentaires … à cette adresse : http://www.rue89lyon.fr/2012/03/20/eleves-difficulte-reseau-enseignants-specialise-encore-affaibli/ et ci-dessous, par Sarah Bosquet, 20 mars 2012 Elèves en difficulté : les enseignants spécialisés sur la sellette

Après la mobilisation du 12 mars dernier, un nouveau rassemblement d’enseignants est prévue ce soir devant la préfecture du Rhône. Avec le nouveau projet de carte scolaire, pas moins de 22 postes d’enseignants spécialisés des RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) doivent être supprimés. Une des conséquences du démantèlement des réseaux : la médicalisation croissante des difficultés scolaires ou relationnelles des (très) jeunes enfants.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement vise les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisée pour les Enfants en Difficulté) pour « récupérer » des postes. Le dispositif lancé en 1990 a toujours été la variable d’ajustement des effectifs de L’Education nationale. Cette année, dans le département du Rhône, 17 postes de rééducateurs et 5 postes d’enseignants d’adaptation seront supprimés. Des spécialisations mal connues et souvent assimilées à tort à une approche trop psychologisante de l’enseignement ou à du soutien scolaire.

En théorie, un réseau d’aide est constitué des trois fonctions : le psychologue scolaire, le rééducateur et l’enseignant d’adaptation, qui interviennent en équipe sur plusieurs écoles. Le but ? Trouver des solutions pour « sauver » dès la maternelle les enfants en difficultés scolaires ou relationnelles – « deux ou trois par classe en moyenne », selon Sylvie Gaisne, présidente de l’association des rééducateurs de l’éducation nationale (l’AREN 69) et membre du collectif « Sauvons les RASED ». Parce qu’apprendre à l’école ne va pas de soi pour tout le monde.

Dans l’agglomération lyonnaise, de nombreuses circonscriptions sont déjà amputées d’un ou plusieurs de ces postes-clefs. Mais la réorganisation au niveau du département, cette année, pourrait presque passer pour un cadeau face aux coupes franches réalisées, elles, en Seine-et-Marne (42 postes en moins) ou dans les Bouches du Rhône (tous les postes y sont supprimés).

« Ouvrir des portes » plutôt qu’envoyer au coin

Sylvie Gaisne est une rééducatrice très engagée dans sa « mission ». Depuis 2005, elle travaille sur les trois communes d’Irigny, Brignais et Soucieu, un secteur « rurbain » de 5500 élèves. En gérant un emploi du temps surchargé.

« On est dans une dynamique de réaction au détriment d’un travail de fond : on essaie d’abord d’intervenir auprès de ceux qui sont effondrés scolairement, puis après on gère l’urgence dans les écoles où ça va péter » déplore-t-elle.

Cette année, elle intervient régulièrement dans trois écoles « en difficulté » et suit une trentaine d’enfants par semaine. Son métier, c’est de réfléchir à la situation de l’enfant en général, pour trouver là où ça coince. Dans la classe, à l’école, dans sa famille.

« Quand un enfant n’a pas de solution, il répète le même comportement. Au collège il est déjà trop tard, il faut agir dès la maternelle » explique Sylvie.

Alors pour trouver des solutions, l’outil principal des enseignants spécialisés, c’est le jeu.

Extrait 4 doc « Un parmi les autres » from Rue89Lyon on Vimeo : dans le documentaire de la FNAREN sorti en 2011, intervention du psychiatre et neurologue Boris Cyrulnik

« On est là pour ouvrir des portes à l’enfant, pour lui montrer les ressources qu’il a en lui afin qu’il puisse prendre confiance en lui, et devenir élève. Ils en ont tous la capacité ». Un plaidoyer qui ne colle pas vraimentà la vision déterministe du gouvernement.« On voit des enfants qui sont dans des milieux pauvres, qui ont une culture éloignée de celle de l’école, et qui s’en sortent », poursuit Sylvie. « Et d’autres mieux lotis qui n’arrivent pas à se faire une place. Ce qui compte, c’est avant tout la trajectoire familiale ». Des familles parfois réticentes à recourir à l’aide du RASED :

« Ce n’est jamais facile d’entendre que son enfant est en difficulté, surtout si on l’est soi-même ».

Pour ces parents en difficulté, ce type d’accompagnement a l’avantage d’être un appui discret. Dont le but est d’éviter à tout prix le catalogage du « mauvais élève ».

« Tu seras hyperactif, mon fils »Cécile Rama est psychologue - un des postes les moins touchés des réseaux. Quand on l’interroge sur l’évolution de son métier, elle dénonce une médicalisation à outrance des difficultés scolaires :

« Maintenant, le moindre symptôme est médicalisé. Si un enfant ne sait pas écrire, on l’envoie chez l’orthophoniste, s’il est agité, on le dit hyperactif… Ça déculpabilise les parents, mais quand on efface le symptôme sans essayer de comprendre, l’iceberg remonte ».

Un constat que partage Sandrine Chanel, rééducatrice : « C’est une logique qui donne lieu à des situations absurdes : on colle une pathologie sur des enfants encore en plein développement ». Sandrine suit le petit Yanis depuis 3 ans. « C’était un enfant très inhibé physiquement» se rappelle sa mère. « Maintenant, il prend l’initiative de lever la main, il va vers les autres et n’a plus peur de sauter les marches… ». Grâce à l’aide du Rased, Yanis a réussi à passer en CP, et aujourd’hui il peut apprendre en classe.

La « loi handicap » du 11 février 2005 a largement favorisé cette tendance à la médicalisation systématique. Un texte dont Sylvie Gaisne considère l’objectif « louable en soi : il s’agit de ne pas « ségréguer » les enfants handicapés, de les intégrer au maximum… Mais on ne donne pas à l’école les moyens de s’adapter ». Manque de formation des enseignants « classiques » débordés, toujours moins de travail en équipe… « Les enseignants se retrouvent de plus en plus seuls à bricoler, face à des classes de 35 élèves tous différents et à des parents qui attendent de plus en plus de l’école » résume la rééducatrice.

« L’espace à penser »

Une logique qui ne concerne pas seulement les RASED, mais tout le secteur de l’aide spécialisée, comme les SESSAD (Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile)ou les AVS (auxiliaires de vie scolaire). Et dontles conséquences se font déjà sentir.

« Les fédérations de parents ont constaté que lorsque les RASED étaient supprimés, il y avait soit un déni de la difficulté par les enseignants, soit de plus en plus de demandes dans le champ du handicap » rapporte Sylvie Gaisne.

Dans l’Education nationale, le changement n’est pas anodin : « tous les enfants auxquels on diagnostique les fameux troubles en « dys » (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie…) passent dans le champ du handicap via un dossier MDPH» analyse Muriel Faveris, rééducatrice dans le 4e arrondissement de Lyon. Un classement qui fait peur à beaucoup de parents, qui parfois renoncent à l’aide du Rased ou d’intervenants extérieurs (celle des orthophonistes ou des instituts médico-éducatifs par exemple). Dans les zones rurales de Rhône-Alpes, les familles en difficulté pâtissent du manque de structures d’aide spécialisée. Alors le nombre de dossiers MDPH augmente en même temps que celui des enfants déscolarisés, faute d’information ou de prise en charge adaptée.

« Sans les Rased, on perd le lien humain avec l’enseignant– et les parents » pointe Muriel Faveris. Convaincue du lien entre communication avec la famille et réussite de l’enfant, elle évoque le cas d’une fratrie : « La mère était complètement sur la défensive, terrorisée. Elle accusait l’école d’être responsable des difficultés de ces deux fils, mais elle a accepté l’aide du réseau. Aujourd’hui, elle voit leurs progrès, alors elle me fait confiance. On discute, et elle vient me demander des conseils quand ça dérape à la maison ».

Un constat que partage Sylvie Gaisne :

« S’il y a quelque chose de créatif dans l’Education nationale, c’est bien les RASED. On est tout le temps dans l’ajustement, l’innovation - quand on retire les RASED, on retire l’espace à penser ».

Les chiffres des suppressions seront confirmés ce soir ; les enseignants doivent se rassembler à 18 heures devant la préfecture pour protester contre le nouveau projet de carte scolaire.

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L'académie de Strasbourg veut «rattraper» les élèves dès le CP - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 22/03/2012 ~ 00:40

Des collectifs Ecole en Danger du Bas-Rhin, SEPT Bruche et SEPT Strasbourg

http://gazette.du.sept.bruche.over-blog.com/ http://gazette.du.sept.bruche.over-blog.com/article-refuser-les-stages-de-remise-a-niveau-pour-les-enfants-de-cp-98726082.html http://sept.strasbourg.free.fr/ http://www.jesigne.fr/non-aux-stages-de-remise-a-niveau-pour-les-enfants-de-cp

L'académie de Strasbourg veut «rattraper» les élèves dès le CP (Médiapart / 20 mars 2012 par Noémie Rousseau) Les élèves alsaciens de cours préparatoire (CP) qui, en février, ne savaient pas lire se verront proposer un stage de remise à niveau, tous les matins pendant une semaine, pendant les vacances de Pâques. Ces stages existent déjà dans toute la France, mais pour les CM1 et CM2 exclusivement. Lancés en 2008 par Xavier Darcos, alors ministre de l’éducation nationale, ils font partie du package «réforme de l’école primaire», ce grand retour aux «fondamentaux» qui a allégé les programmes pour les recentrer sur les connaissances de base.

Mais le ministère n’a jamais demandé que ces stages touchent d’autres classes que les CM. L’inspection académique de Strasbourg a donc pris les devants en envoyant une circulaire dans les écoles début janvier : «Cette année, les élèves de CP et de CE1 seront privilégiés, sans pour autant écarter a priori les élèves de CM», stipule la circulaire. Et l’on comprend, plus loin, que l’inspecteur d’académie ne voit pas d’inconvénient à ce que les CM laissent leur place aux plus jeunes, bien au contraire. «Les groupes d’élèves bénéficiant de ce service seront constitués sur la base de six enfants par les enseignants des classes de CP et CE1 des écoles concernées, complétés des enseignants de CM, si ces niveaux sont retenus.»

Quand le texte arrive dans la petite école de Ranrupt (Bas-Rhin), Frédéric Guillin, le directeur et seul instituteur de l’école (une classe unique grande section de maternelle/CP), entre en résistance. Avec le collectif alsacien Sauvons l’école pour tous (SEPT), il lance une pétition rassemblant aujourd’hui près de 1.200 noms, des profs, parents, élus locaux, pédagogues, chercheurs, syndicats… A Pâques, ils feront le tour des stages pour distribuer des oranges aux enfants qui y seront malgré tout inscrits.

Les membres du collectif ont même enregistré un slam dans lequel ils chantent la détresse des élèves et la destruction de l'école : «Je veux pas y aller, c'est trop dur (...) 6 h assis, sans bouger, sans parler (...) J'ai rien compris, s'il vous plaît arrêtez, arrêtez... Pas le temps de rêver, je suis trop lent. Evidemment. Faut rester, évaluer, formater, aide personnalisée (...) Compétence, performance, excellence, endurance. C'est devenu ça, la France ? Je voudrais tellement y arriver, tout gagner, être aimé, me reposer. Avaler, recracher. Avaler, s'étouffer. (...) Ça s'arrête quand ? Ça s'arrêtera quand je vous verrai vous lever, me protéger. C'est vous les grands.»

http://youtu.be/Hm9NXP99MmE

Frédéric Guillin, enseignant en CP depuis dix ans, ne fera aucune promotion de ces stages: «Je n’enverrai personne parce que je ne vois aucun élève à qui cela puisse être profitable. Quand on propose des stages de remise à niveau aux élèves de CM, ils sont déjà installés dans leur rôle de cancre, abonnés à l’aide personnalisée et ont une image d’eux-mêmes déplorable. A la limite, rester pendant les vacances, ça ne les étonne même plus... Mais là, en CP, c’est tôt. L’apprentissage de la lecture se fait sur deux ans, et les stratégies de lectures évoluent tout au long de la vie. On risque surtout de produire des blocages, par rapport à la lecture et à tous les autres apprentissages.»

Roberto Russo, responsable du premier degré au syndicat Sud éducation du Bas-Rhin, constate lui que la stigmatisation bat déjà son plein : «En fin de primaire, les élèves abonnés à l’aide personnalisée disent "j’ai toujours fait du soutien" et ce mot, dans leur bouche, veut dire "je suis un âne".»

« S’attaquer au CP, c’est grave »

«S’attaquer au CP, c’est grave», prévient Pierre Frackowiak, ancien inspecteur de l’éducation nationale et auteur de nombreux ouvrages sur l’école. «Le CP est un des points les plus sensibles de la réussite ou de l’échec. Redoubler cette classe est dramatique pour la suite de la scolarité, on le sait.»

Que son enfant soit «étiqueté» dès 6 ans, «avec une mention qui restera longtemps dans son dossier scolaire», Nadine Zakorczmenny, mère d’élève signataire de la pétition, le refuse : «Au CP, mon fils a eu des débuts chaotiques en lecture, ce n’est qu’au printemps que cela s’est débloqué et maintenant il dévore les livres. A cet âge, cela change vite.» A la FCPE 67, la présidente Isabelle Traban ne comprend pas que l’on «prive les enfants en difficulté de leurs quinze jours de vacances, indispensables pour se reposer et repartir dans de bonnes conditions de travail après. On rajoute de l’inégalité.»

Pour repérer les CP ayant besoin d’un stage, la circulaire de l’inspection encourage les enseignants à s’appuyer «utilement» sur les évaluations de mi-CP. L’instituteur Frédéric Guillin vient de les faire passer, «à la cool, sans pression». Et non, il n’a pas trouvé de candidat. «Même les bons élèves peuvent rater un exercice parce qu’ils ne sont pas en forme à ce moment-là, et d’autres peuvent être à mille lieues de ces préoccupations à cause, par exemple, d’une situation familiale compliquée... Je ne vais pas, en plus, les embêter pendant les vacances !»

En CP, les élèves passent deux séries de contrôle, à la rentrée et en février. Des évaluations normalement «formatives». Autrement dit, facultatives, elles sont un outil à la disposition de l’enseignant, «faites pour les enfants. Mais on est en train de les dévoyer, en les rendant normatives comme celles de CE1 et CM2 qui sont nationales, obligatoires, et servent à déterminer à partir de quelle note un enfant est en échec», analyse Frédéric Guillin qui redoute de voir l’école se transformer en vaste entreprise de «bachotage».

A long terme, Frédéric Guillin pronostique que «les meilleurs ne marcheront plus qu’à la compétition et les plus faibles seront cassés, réduit à être des bons à rien, des ratés». Dans sa classe, il a deux objectifs : que chaque jour l’enfant vienne avec plaisir à l’école et qu’au moins une fois dans la journée il soit fier de lui-même. «C’est exigeant», concède-t-il. Il en est convaincu, l’essentiel est ici, dans ce «cercle vertueux plaisir-fierté». «Avoir le goût de l’apprentissage, de l’estime de soi, un appétit à la connaissance, être capable de créer des interactions positives avec les adultes… c’est cela les fondamentaux», le français et les maths passant après.

49 % des Alsaciens de CE1 ont des acquis solides, contre 51 % au niveau national

Sa hiérarchie n’est pas du même avis. Jean-Baptiste Ladaique, doyen des inspecteurs de l’éducation nationale de l’académie de Strasbourg, justifie la mise en place de ces stages pour les CP par un «déficit de 2 % en français des élèves alsaciens par rapport à la moyenne nationale». En effet, l’année dernière les résultats des évaluations de CE1 ont montré que 49 % des Alsaciens ont «des acquis solides» (+ de 39 bonnes réponses) alors que la moyenne nationale est à 51 %.

(Résultats des évaluations de CE1 en français pour l'Académie de Strasbourg, mai 2011.© Source : Ministère de l'éducation nationale.)

Pierre Frackowiak décèle plutôt les symptômes de l’«évaluationnite», un phénomène qui s’est «fortement développé depuis 2008 en se fondant sur une conception simpliste et mécanique des apprentissages. On prétend, comme pour les automobiles, détecter la panne le plus précisément possible, avec des instruments sophistiqués.

Et on affirme la réparer immédiatement avec des batteries d’exercices. Le problème, c’est que l’enfant n’est pas une voiture, et que l’évaluation est un contrôle, toujours négatif : on détecte l’erreur, la faute, la carence, l’insuffisance…». Il faudrait partir au contraire de ce que les enfants savent, de leur vocabulaire. Pour décrire

l’évaluation aujourd’hui, il cite Albert Einstein : «Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide.»

En CE1, les élèves alsaciens sont peut-être un tout petit moins bons en français. Mais c’est le cas aussi dans de nombreuses autres académies : Amiens, Lyon, Caen, Créteil, Montpellier, Nantes… Alors pourquoi Strasbourg est-elle la seule à avoir décidé de faire travailler les CP pendant les vacances ? «Nous avons mené une expérimentation sur les CE1 l’année dernière à Obernai, cinq stages ont été organisés, explique Jean-Baptiste Ladaique. L’opération s’est avérée concluante et ce sont les enseignants eux-mêmes qui ont considéré qu’il fallait démarrer» en CP. D’ailleurs, il fait remarquer que cette année, malgré la contestation, «jamais il n’a eu autant d’enseignants volontaires pour encadrer ces stages». Les effectifs seraient presque bouclés.

«Forcément, nos salaires baissent !» s’exclame Catherine Leduff du SNUIPP 67. Les cotisations ayant augmenté, le montant du net est moins élevé sur les fiches de paie de janvier qu’en décembre. Et ces stages sont rémunérés en heures supplémentaires défiscalisées 360 € environ les cinq demi-journées.

« Ces stages permettent surtout au pouvoir d’avoir bonne conscience »

Si Jean-Baptiste Ladaique décrit volontiers une région «innovante», «qui aime expérimenter», à Sud éducation on parle surtout d’une «région bleue dans une France rose ».

« Les hauts fonctionnaires alsaciens veulent montrer qu’ils sont de bons élèves». «Et, en apparence, ça marche, remarque Pierre Frackowiak, qui fut inspecteur pendant trente ans. « Les élèves sont contents que leur maître soit plus accessible pendant les stages, les parents sont contents, l’inspecteur est content, le ministre est content…

Et on court ainsi à des catastrophes.»

De son côté, Jean-Baptiste Ladaique, l’inspecteur de Strasbourg, répète à l’envi le noble objectif républicain de ces stages de remise à niveau : «offrir le même service à tous en reprenant la main par rapport aux officines privées dispensant des cours particuliers dès l’âge de 6 ans». Autrement dit, en Alsace, le public s’est aligné sur la concurrence. «Ces stages sont une arnaque idéologique, une escroquerie, on casse l’école publique en supprimant les Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté), un service pertinent que le privé n’avait pas, pour le remplacer par un système calqué sur le modèle privé, des cours de soutien en extra-scolaire !» s’insurge Frédéric Guillin.

Les élèves ressortiraient de ces stages stigmatisés, fatigués mais peuvent-ils au moins faire des progrès ? En tout cas, pas les élèves en difficulté, estime Pierre Frackowiak. Même s’il admet que les enseignants «font de leur mieux», il constate que «l’aide est massivement mécanique» : «On répète ce qui est fait en classe, on fait

la même chose, en faisant le pari que le rôle d’explicateur du maître sera plus efficace en petit groupe.

Pour le SNUIPP 67, ces stages sont une «délocalisation de la difficulté», pour Sud éducation «un saupoudrage pédagogique inefficace». Quant aux chiffres, ils ne sont pas ceux escomptés par Xavier Darcos. Au lancement de l'aide personnalisée après l'école et des stages pendant les vacances, il entendait «diviser par trois, en cinq

ans, le nombre d'élèves qui sortent de l'école primaire avec de graves difficultés». En 2007, selon l'Insee (p. 29), 86,3 % des élèves de CM2 maîtrisaient les connaissances de base en français et 89,8 % en maths. Trois ans plus tard, ils ne sont plus que 82 % à avoir des connaissances solides (français et maths confondus),

selon le rapport 2010 sur la pauvreté, édité par le ministère des solidarités et de la cohésion sociale (p. 12). La part d'élèves en difficulté a augmenté d'environ 6 points.

Auparavant, Frédéric Guillin pouvait faire appel à un des enseignants spécialement formés pour remédier aux difficultés des élèves. Seulement, les Rased sont vidés de leurs effectifs depuis 2007, près de 2 500 postes ayant déjà disparu en France (lire ici p. 57). «Ces enseignants apportaient un regard extérieur mais spécialiste, de rééducateur, de pédagogue, psychologue, en allant à la source du problème. L’année dernière, j’avais un élève qui souffrait d’un retard de vocabulaire, d’expression orale… La seule chose que j’aie pu faire, c’est de demander à la famille si elle avait rencontré un orthophoniste...»

Durant les stages de remise à niveau, l’enseignant est prié de mettre en œuvre une «pédagogie différente», explique l’inspecteur Jean-Baptiste Ladaique, qui «fait confiance aux enseignants pour travailler et motiver autrement». A l’heure où beaucoup d’enseignants se plaignent de l’insuffisance de la formation initiale pour enseigner tout court, on leur demande d’enseigner «autrement». Et d’apprendre à le faire seuls, pour aider des élèves eux-mêmes en difficulté... C'est cela la «confiance».

http://www.mediapart.fr/article/offert/e686f7f4c13987846f261fdb716e0cd7

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Démantèlement du dispositif RASED : Lettre d'alerte - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 21/03/2012 ~ 22:48

Objet : Lettre d’alerte
Monsieur Le Directeur académique des services de l'Education Nationale de la Sarthe, Monsieur le Ministre,
Je suis femme d’un fonctionnaire de l’entreprise France Télécom devenue depuis Orange. Dans les années 2000, j’ai assisté, impuissante, à une forme de management très violente. En effet, cette entreprise a nié l’identité humaine de son personnel en le nommant « moyen utilisé » dans les circulaires et documents internes.
Ces personnes étant devenues des objets, les manageurs les ont à leur gré, positionnés sur des postes ne correspondant pas à leurs compétences (technicien devenant commercial, ouvrier travaillant sur une centrale d’appels, etc…) en niant leur identité professionnelle. Puis les responsables n’ont donné aucun travail à certaines personnes (placard) et ont joué aux chaises musicales avec d’autres (5 mutations en 5 ans). Ce management violent a eu des conséquences dramatiques qui sont allées de personnel en dépression aux suicides de dizaines d’employés. Depuis, la société française a découvert ces méthodes agressives. Elle les a condamnées, le chef d’entreprise a été remercié et plusieurs manageurs, plus de 10 ans plus tard, rendent encore compte de leurs actes devant les tribunaux français à des familles endeuillées.
Aussi est-ce avec inquiétude, que je vois cette même méthode violente utilisée par l’Education Nationale dans la Sarthe, département où je travaille.
En effet, comment comprendre le remplacement du titre « enseignant spécialisé Maître E » par celui de « Professeur des écoles Maître E » en supprimant le terme spécialisé, sinon par la négation de son identité professionnelle.
Comment comprendre la volonté d’affecter à mi-temps les Maîtres E sur une classe ordinaire et un poste spécialisé, sinon en niant leurs compétences spécifiques face au élèves en difficulté.
Comment comprendre le traitement inéquitable face à une mesure de carte scolaire, qui ne permet pas à un Maître E de bénéficier de points de bonification comme un enseignant de classe ordinaire, sinon comme un début de harcèlement.
Comment comprendre l’interdiction faite aux Maîtres E de postuler sur un poste précis mais sur une circonscription puis d’être affectés, tels des pions sur des postes choisis par l’Inspecteur de cette circonscription, sinon en niant la liberté de désir et de choix de ce personnel et en le considérant donc comme un objet.
Cette méthode ressemble tellement à celle employée par l’entreprise France Télécom, que je veux vous alerter, Monsieur Le Directeur, sur les conséquences désastreuses de cette forme de management. En effet certaines commencent à se faire sentir à travers des Maîtres E qui ont perdu le sommeil, d’autres qui suivent un traitement anti-dépresseur et d’autres encore qui s’écroulent en pleurs dans des réunions ou seuls sur leur lieu de travail.
Faudra-t-il attendre une conséquence dramatique comme un suicide pour que l’Education Nationale comprenne que son personnel est composé d’hommes et de femmes ayant des émotions, des compétences, de la volonté et une liberté reconnue à tout être humain.
Dans 2 ans, au plus tard, je ne ferai plus partie des membres actifs de l’Education Nationale que j’aurai servie pendant presque 40 ans, mais je ne peux plus me taire et laisser les mêmes causes produire peut-être les mêmes effets.
Monsieur Le Directeur, j’ai fait ce que ma conscience me dictait, je vous ai alerté.
Ainsi personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
Mon devoir étant fait et ma conscience en paix, recevez, Monsieur Le Directeur, les respectueuses salutations d’une fonctionnaire de l’Education Nationale très inquiète.

Samedi 10 mars 2012

Mme Poirrier, Enseignante spécialisée itinérante

Circonscription Le Mans 4, Poste administratif Conlie

à Mr Emmanuel Roy

Directeur académique des services de l’Education Nationale

Inspection académique de la Sarthe

34 rue Chanzy 72071 Le Mans Cedex 9

s/c de Mr Goupil, IEN Le Mans 4

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Compétence, excellence, performance, endurance, ça s'arrête quand ? Un texte du collectif école en danger SEPT (Sauvons l'Ecole Publique Pour Tous) - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 08/03/2012 ~ 00:55

 

J'veux pas m'lever,

c'est trop tôt, c'est trop froid.

J'veux pas y aller,

c'est trop dur, pas pour moi.

Six heures assis,

sans bouger, sans parler.

Six heures assis,

j'ai rien compris,

s'il vous plaît, arrêtez,

arrêtez, arrêtez...

Ça s’arrête quand ?

J'sais pas nager,

j'suis trop grand, pas le temps.

J'peux plus rêver,

pas le temps, j'suis trop lent,

l'heure des mamans ?

Trop mauvais, faut rester,

évalué, formaté, 

aid'personnalisée,

aid'personnalisée.

Ça s’arrête quand ?

Compétences, performances,

excellence, endurance,

c'est d'venu ça la France,

doux pays de notre enfance ?

J'voudrais tell'ment

être aimé, m'reposer.

J'voudrais tell'ment

y arriver, tout gagner.

Ça s'arrête quand ?

Avaler, recracher.

Ça s'arrête quand ?

Avaler, s'étouffer.

Ça s'arrête quand ?

S'étouffer, en crever.

Ça s’arrête quand ?  

J'voudrais tell'ment

être aimé, m'reposer.

J'voudrais tell'ment

y arriver, tout gagner.

Ça s'arrête quand ?

Ça s’arrêt’ra

quand j’vous verrai

Vous lever, me protéger.

C’est vous les grands,

c’est vous les grands !

(Texte Collectif SEPT / Sample Collectif Ouest Lyonnais)

 

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Monsieur l'Inspecteur d'Académie, - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 05/03/2012 ~ 18:20

Monsieur l'Inspecteur d'Académie (10, Rue de la Paix BP 404 01012 Bourg-en-Bresse Cedex ce.ia01@ac-lyon.fr ce.ia01-cab1@ac-lyon.fr ce.ia01-cab@aclyon.fr ce.0010061l@ac-lyon.fr ce.ia01-sg@ac-lyon.fr)

Nous avons eu connaissance de votre refus d'inscrire les candidats Mesdames Murielle MATHY (école de Boz), Anabelle VILELA (école de Monthieux), et Monsieur Nicolas SIMONE (école de Péron), sur la liste d'aptitude de directeur d'école, suite à la CAPD du 7 février 2012.

Bien qu'aucun motif écrit ne leur ait été signifié, la raison évoquée lors des entretiens serait « un conflit de loyauté », au prétexte qu'ils n'ont pas caché leur opposition au fichage des enfants dans la base élèves 1er degré (BE1d) et la base nationale des identifiants élèves (BNIE).

Face aux questions du jury concernant leur positionnement, cacher leur opinion sur le sujet ou mentir sur leurs intentions leur aurait été, semble-t-il, plus favorable.

Pourtant, ces enseignants, en indiquant clairement qu'ils refuseraient les saisies dans la base élèves, ont agi de manière conforme aux recommandations du Comité des droits de l’enfant de l'ONU. Par ailleurs, en ayant l'honnêteté et la franchise de le dire en commission, ils ont fait preuve d'une grande loyauté envers leur Ministère de tutelle.

Ces trois enseignants ayant déjà exercé la fonction de directeur, et ayant fait preuve de sérieux, dévouement et professionnalisme (voir l'avis favorable de leurs IEN respectifs), jepense que votre refus d'inscription à la liste d'aptitude est une sanction destinée à leur faire payer un délit d'opinion quant aux fichiers BE1d et BNIE.

Nous tenons à vous rappeler que ces fichiers sont contestés par de nombreux parents, enseignants, citoyens, syndicats, élus, associations, qu'une plainte au pénal et de nombreux recours au Tribunal Administratif sont en cours, que des assemblées délibérantes, comme le Conseil Régional de Rhône-Alpes, ont voté, en décembre 2011, une motion contre la Base Élèves. (*)

Ce sont des règles aux contours très flous qui sont invoquées pour retirer à trois enseignants, ayant assuré avec professionnalisme leur fonction, toutes leurs perspectives de carrière. Or, si en tant que fonctionnaire d’État, ils doivent obéissance et loyauté à leur administration, cette obéissance ne saurait être sans limites, et notamment les limites que posent la légalité, l’intérêt général et les principes du service public qu’ils se doivent de garantir.

En effet, ces fichiers remettent toujours en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé en juin 2009, par le Comité des Droits de l'enfant des Nations Unies, chargé de surveiller l’application la Convention relative aux droits de l’enfant et qui a valeur supérieure à toute loi interne (article 55 de la Constitution). La même année, les directrices et directeurs d’école français refusant de renseigner cette base de données ont été considérés, au regard d’autres traités internationaux, comme défenseurs des droits des enfants. De plus, le droit d'opposition des parents au fichage de leur enfant est toujours nié dans la pratique, bien qu'il figure désormais dans les arrêtés du Ministère de l'Éducation Nationale relatifs à la base élèves, suite au jugement du Conseil d'État du 19 juillet 2010.

Ainsi, comme le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves), nous soutenons pleinement Mmes Murielle MATHY, Anabelle VILELA et M Nicolas SIMONE dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants et à leurs proches, collectéesdans le cadre de leur scolarité. Je n'oublie pas non plus les enseignants qui face à la pression de leur IEN ont été dissuadés de postuler à la liste d'aptitude en raison de leur positionnement...

Nous ne pouvons accepter qu'ils puissent être ainsi empêchés dans leur parcours professionnel, au motif qu'ils sont trop exigeants quant aux questions de droits et d'éthique.

Par conséquent, nous vous demandons de bien vouloir reconsidérer votre avis concernant ces trois candidats.

Nous ne manquerons pas de communiquer publiquement et dans la presse sur cette affaire, afin de dénoncer ce qui ressemble à une stratégie d'intimidation et d'éviction de certains candidats à la liste d'aptitude. Car ne retenir que le critère très subjectif de la « loyauté » peut s'apparenter à une « chasse aux sorcières » que je croyais disparue. Je soutiendrai égalementtoute démarche de recours et de saisie du Tribunal Administratif par les intéressés.

Nous espèrons que l’Éducation Nationale aura la sagesse de reconsidérer sa décision et saura ainsi se féliciter de compter parmi ses rangs des fonctionnaires qui savent encore s’interroger sur la nature de leurs missions.

Persuadés de votre attachement à la défense des droits et de l'intérêt supérieur de l'enfant, nous vous prions d'agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, nos respectueuses salutations.

Collectif Parents Enseignants Ouest Lyonnais

(*) : http://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2012/02/region-rhone-alpes-voeu-contre-le-fichage-scolaire.pdf  

http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2012/01/07/les-elus-se-mobilisent-contre-les-fichiers-scolaires/  

Nous nous permettons de vous rappeler, à ce propos, le communiqué de presse du CNRBE du 3 mars 2012 :

-Communiqué du CNRBE, 3 mars 2012- Après la révélation durant l’été 2010 de l’existence totalement illégale d’un fichier des enfants du voyage, nous apprenons que l’inspection académique de l’Ain ne recrute plus les directeurs d’école selon leurs compétences, mais surtout en fonction de leurs opinions, en particulier sur le sujet de la très contestée « Base élèves1er degré » (1), ce fichier informatique apparu dans le primaire en 2004.

En effet, trois enseignants, Mmes Mathy, Vilela, et M Simone, viennent d’essuyer un refus de titularisation au poste de directeur d’école, au prétexte qu’ils n’ont pas caché, devant le jury d’examinateurs, leur opinion défavorable quant à la Base élèves. Rappelons que ces trois enseignants ont déjà fait fonction de directeurs d’école, et qu’ils ont tous trois reçu un avis favorable de leur inspecteur de circonscription. Leur progression de carrière semble donc volontairement empêchée au niveau de l’inspection académique de Bourg-en-Bresse. Étonnamment, dans le courrier de refus envoyé à ces trois candidats, aucun motif n’apparaît, contrairement à ce que veut l’usage. Pourtant, lors des entretiens, le jury leur a clairement reproché un « conflit de loyauté », précisément par rapport à leur position quant à la collecte d’informations sur les enfants et les familles, et leur saisie dans la Base élèves.

Une fois de plus, l’Éducation Nationale ne respecte ni les droits des enfants, ni ceux qui les défendent.

Le fichier Base élèves est en effet toujours contesté : une plainte au pénal et de nombreux recours au Tribunal Administratif sont en cours. Des collectivités locales et des assemblées délibérantes votent chaque jour plus nombreuses, des motions contre la Base Élèves, comme la Région Rhône-Alpes.

Car ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l’éducation, comme dénoncé en juin 2009 par le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU, chargé de surveiller l’application la Convention relative aux droits de l’enfant et qui a valeur supérieure à toute loi interne (article 55 de la Constitution).

Les directeurs d’école qui refusent de remplir Base élèves, pourtant reconnus “défenseurs des droits des enfants” depuis 2009 au regard des traités internationaux, sont plus que jamais contraints d’utiliser ce fichier sous les pressions, les menaces et les sanctions.

Refuser l’inscription d’un candidat sur la liste d’aptitude de directeur d’école sous couvert de loyauté à l’institution, est une nouvelle arme dans la panoplie de l’administration pour limiter l’opposition des directeurs d’écoles. Car il ne s’agit pas simplement de s’opposer à ce que l’école collecte et enregistre dans son fichier des données relatives aux enfants, mais de s’opposer à la mise en place d’une société, où chacun sera immatriculé, fiché, catalogué, classé, profilé, tracé, depuis son plus jeune âge et tout au long de sa vie. Une telle société ne peut se mettre en place que si elle est servie par des fonctionnaires zélés et obéissants.

Nous ne pouvons accepter que des enseignants puissent être sanctionnés dans leur parcours professionnel, au motif qu’ils sont trop exigeants quant aux questions de droits et d’éthique.

Le CNRBE soutient donc pleinement Mmes Murielle MATHY, Anabelle VILELA et M. Nicolas SIMONE dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants, collectées dans le cadre de leur scolarité, et demande à l’Inspecteur d’Académie de reconsidérer sa décision concernant ces trois candidats à la fonction de directeur d’école. Le collectif soutiendra toute démarche de recours et saisie du tribunal administratif par les intéressés.

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resistance(s).bmpProjet de carte scolaire Rhône CTSD du 12 mars / Grève unitaire le 12 mars‏ - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 03/03/2012 ~ 01:31

Au bas de l'article, le projet mat élém prim du Rhône + le projet postes E et G du Rhône + les écoles diff des circonscriptions Givors, Grézieu la Varenne, Irigny Soucieu Mornant.

Pour notre secteur géographique :

BRIGNAIS PRIM FOURNION RETRAIT 11 ème ELEM

CHAUSSAN PRIM DU BOURG RETRAIT 4 ème ELEM

CONDRIEU ELEM PLACE MAIRIE CREATION 9 ème

IRIGNY MAT BILLON RETRAIT 3 ème

LES HAIES PRIM DU BOURG RETRAIT 4 ème ELEM

MILLERY MAT AV DU SENTIER RETRAIT 5 ème

MONTROTTIER PRIM ALBIGNY FERMETURE ECOLE

OULLINS PRIM CURIE CREATION 8 ème ELEM

SOUCIEU EN JARREST ELEM CHABRIONS CREATION 11 ème

ST GENIS LAVAL ELEM MOUTON CREATION 16 ème

ST SYMPHORIEN/COIZE HUBERT REEVES FUSION ELEM ET MAT

RASED IRIGNY MORNANT SOUCIEU -1 poste G, +1 poste E

RASED GREZIEU LA VARENNE -1 poste G

RASED GIVORS -1 poste G

DIFF CIRCONSCRIPTION GREZIEU suppression diff, passage en ordinaire : Sainte Foy l'Argentière élém et mat, Saint Symphorien sur Coise élém et mat

DIFF CIRCONSCRIPTION IRIGNY MORNANT SOUCIEU suppression diff, passage en ordinaire : Irigny Dunand élém et mat, Vernaison élém et mat

SESSAD :
- Retrait du poste de directeur du CMPP René Milliex à Givors (0692756W)
- Retrait d'un demi poste au SESSAD Les Eaux Vives à Grigny (0693915F)

Postes de directeurs transformés en poste d'adjoints spécialisés dans le cadre de la mise en place des unités d'enseignement (Les UE, Unités d’Enseignement, dans les établissements spécialisés n’auront plus de directeurs mais des coordinateurs, sans décharge, où le temps de coordination sera inclus dans le temps de travail.) :

- ITEP Les Eaux Vives à Grigny (0692314R)

- ITEP Maison des enfants à Oullins (0692316T)

- Retrait du poste d'enseignant implanté à la Maison d'enfants Clair Printemps de Riverie (0692664W)

Postes fléchés "langues vivantes" :

- Retrait Elémentaire Guilloux - Saint Genis Laval (0693537V)

 

http://www.cnt-f.org/fte/?Preavis-de-greve-semaine-du-27,4592

http://www.sudeducation.org/Preavis-de-greve-generalistes,3731.html

LUNDI 12 MARS, JOUR DU CTSD :

GREVE ET MANIFESTATION LYON 14H30 PLACE GUICHARD

à l’appel unitaire de CGT Educ’action, CNT, Pas UDAS, Sgen CFDT, Snudi FO, Snuipp FSU, SUD Education, UNSA Education 

 

 

Projet de carte scolaire Rhône

pdf.png

 

Postes E et G RASED Rhône / Ecoles diff Givors, Grézieu la Varenne, Irigny Soucieu Mornant

pdf.png

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Un parmi les autres - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 25/02/2012 ~ 22:57

AfficheMornant20MarsSite.PNG


Quelle école voulons-nous pour nos enfants ??? - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 25/02/2012 ~ 22:54

Soirée Projection – Débat « Quelle école voulons-nous pour nos enfants ??? »

À partir du documentaire produit par la Fédération des associations de rééducateurs de l’Éducation nationale « Un parmi les autres ».

Le film « Un parmi les autres » est l’occasion de découvrir des élèves comme les autres dont la situation, à un moment donné, a questionné leur maître, leurs parents.

À travers les enjeux pour l’enfant à être élève, au-delà de la difficulté scolaire et de son dépassement, c’est de la réalité de l’École d’aujourd’hui dont il est question.

Nous vous proposons de venir débattre avec des professionnels, des élus, des parents …

Entrée libre / Salle Noël Delorme / 2, rue Patrin / 69440 Mornant / Mardi 20 Mars à 20h

 

AREN69, FCPE, Collectif Parents Enseignants Ouest Lyonnais, La Cause des Parents, Graine d’École

 

« Un parmi les autres » un film de Pierre de Nicola produit par la FNAREN http://www.fnaren.com/lafnarenenimages4.html

 

Dans le cadre de notre engagement pour une école qui prend en compte l'enfant, nous vous informons de la projection-débat qui aura lieu le 20 mars prochain à Mornant, à 20h, salle Noël Delorme.

La prévention prévenante pour le jeune enfant et/ou les personnes qui l'entourent, comme la capacité de l’école à accueillir, repérer, prendre en charge les difficultés plurielles qui se manifestent au sein de l’institution scolaire sont en débat dans notre société qui évolue.

C’est du champ de l’adaptation de l’école et de la scolarisation de tous les élèves (y compris ceux qui peuvent relever du handicap) dont il s’agit ! Tous les élèves sont donc concernés.

Dans les écoles maternelles et élémentaires, les équipes RASED, ont pour fonction « d’apporter des aides spécifiques…quand les aides des maîtres des classes se révèlent insuffisantes ou inadaptées ». (Circulaire 2009-088 : Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté)

Le RASED est constitué de psychologues scolaires, de rééducateurs ou enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducatives (maîtres G) et d’enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique (maîtres E). L’équipe pluridisciplinaire RASED « pilotée » par l’IEN, travaille, en lien étroit, avec les enseignants des classes,les familles et autres partenaires.

Au sein de l’Education nationale, des enseignants se sont spécialisés pour aider des enfants qui ne parviennent pas à être élève malgré leurs efforts. Ce sont les rééducateurs des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté). Leur approche très particulière emprunte d’autres voies pour permettre à ces enfants de trouver le chemin des apprentissages. Le rééducateur de l’Education nationale intervient dans les projets de prévention de l’échec scolaire et pour que chaque enfant puisse concilier espace privé et monde scolaire, retrouve confiance et désir d’apprendre, mobilise ses ressources, dépasse ses difficultés, ajuste ses comportements et puisse ainsi tirer profit de sa scolarité au milieu des autres élèves.

Le film « Un parmi les autres » suit trois rééducateurs dans leur travail, en Tarn-et-Garonne : Jean-Michel qui arrive d’une grande ville du Nord, Julie qui découvre le métier et Christiane qui va l’accompagner dans sa formation. Les séquences de rééducation avec les enfants entrent en résonance avec des témoignages de parents, d’enseignants, des éclairages de spécialistes …

Nous serions très heureux de votre venue pour découvrir le film et enrichir le débat sur l’école qui suivra.

Merci de faire suivre ce message à vos contacts susceptibles d’être intéressés par ces questions d’Education et d’Avenir.

Cordialement,

L’équipe organisatrice

 

 

Téléchargements

Affiche Un parmi les autres Mornant (A4 couleurs)

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Affiche Un parmi les autres Mornant (A4 noir et blanc)

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Recto Flyer Un parmi les autres Mornant (2xA5 couleurs)

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Recto Flyer Un parmi les autres Mornant (2xA5 noir et blanc)

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Verso Flyer Un parmi les autres Mornant (2xA5 noir et blanc)

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cartescolaire2.jpgLes bons points des recteurs zélés se comptent en euros ... Une haute mission de service public pour ces hauts fonctionnaires ... - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 19/02/2012 ~ 19:45

Une prime fixe de 15000€ + une prime modulable de 6847€ si le recteur arrive un max à augmenter les effectifs des classes et à faire disparaître le dispositif RASED dans son académie. http://collectif31sauvonslesrased.eklablog.com/rassemblement-du-10-fevrier-suite-a39376381

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Hâter le printemps ... (André Ouzoulias) - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 18/02/2012 ~ 16:46

École : hâter le printemps par André Ouzoulias

"Après cinq années passées à la direction du pays, Monsieur Nicolas Sarkozy laisse notre école dévastée et, par voie de conséquence, la France durablement affaiblie. Qui pourrait vouloir lui délivrer un nouveau permis de démolir ?" C'est une tribune politique qu'André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles Université de Cergy-Pontoise, nous envoie. Pour lui, Nicolas Sarkozy a affaibli l'Ecole. Il explique sa position.

Monsieur Nicolas Sarkozy vient d’annoncer son désir de se succéder à lui-même à la Présidence de la République. À cet instant, songeant à l’éducation et à l’intérêt des enfants, on ne peut nourrir qu’un seul espoir, celui de sa défaite la plus totale, si possible dès le premier tour des élections présidentielles, le 22 avril prochain. Si je m’engage ainsi sans détour sur le terrain politique, c’est en tant que psychopédagogue et formateur d’enseignants. Car je vois d’abord ceci : après cinq années passées à la direction du pays, Monsieur Nicolas Sarkozy laisse notre école dévastée et, par voie de conséquence, la France durablement affaiblie. Qui pourrait vouloir lui délivrer un nouveau permis de démolir ?Certes, son bilan n’a rien de surprenant. Voilà en effet un domaine dans lequel le leader de la droite et ses amis au gouvernement et au Parlement ont tenu presque toutes leurs promesses. Relisons en effet le programme de l’UMP de 2007, très largement inspiré de celui du Front National (cf. le programme de Jean-Marie Le Pen sur l’éducation en 2007) : outre la suppression de milliers de postes d’enseignants (le tristement fameux « 1 sur 2 »), on y annonçait la remise en cause de la carte scolaire, la réduction de la géométrie des lycées professionnels, la destruction des IUFM et de la formation pédagogique des maitres, une aide accrue à l’enseignement privé, le recrutement et l’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement, etc. On était également prévenu sur les intentions de l’UMP de réécrire les programmes du primaire, de mettre en place un « pilotage » par des évaluations, etc. Ces promesses étaient écrites. Elles ont été tenues. Si la majorité sortante n’a pu réaliser tout son programme, comme le remplacement des écoles maternelles par des « jardins d’éveil » ou le classement annuel des écoles primaires à travers la publication des résultats des évaluations CE1 et CM2, on le doit à la résistance obstinée des enseignants, des parents d’élèves et des collectivités.En revanche, cette majorité aura excellé dans la mise à mal des moyens de favoriser la réussite de tous les enfants : saccage des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), démantèlement de l’éducation prioritaire, restrictions de la base sociale de recrutement des enseignants, assèchement de la formation continue… et des leviers de progrès : asphyxie des mouvements pédagogiques et d’éducation populaire, suppression de l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP) et abandon de la recherche pédagogique en lien avec des équipes de terrain.Quant au fonctionnement de l’institution, on a assisté à la multiplication de « réformes » décidées sans évaluation préalable et conçues sans même consulter les principaux intéressés. Menées à la hussarde, sans accompagnement ni suivi, ne visant presque toujours que des économies budgétaires enrobées dans les mots du novlangue, tels ces ridicules « gisements d’efficience », ces « réformes » ont meurtri l’école. Emblématique de cette maltraitance : la désastreuse réforme de la formation des maitres, en faveur de laquelle le gouvernement s’est obstiné pour de maigres économies (le sixième de ce qu’a couté la baisse de la TVA sur la restauration !) et qui a déclenché une crise inouïe du recrutement, alors que tant de jeunes sont sans emploi et que des dizaines de milliers d’entre eux doivent renoncer au rêve de devenir enseignant.On a assisté jour après jour à l’affaiblissement des fonctionnements collectifs, à la mise en concurrence des établissements, des parents, des enseignants, à l’installation progressive de la défiance à l’égard des professionnels et à l’institution d’un management entrepreneurial produisant à la chaine des contrôles de plus en plus tatillons des pratiques des maitres et un fichage systématique des enfants. Au terme de ce quinquennat, les enseignants ont plus que jamais le sentiment d’être dépossédés de leur travail… Conjuguant tranquillement les défauts du modèle anglo-saxon avec ceux d’une bureaucratie à la soviétique, les deux ministres de l’éducation de ce quinquennat auront ainsi réussi l’exploit de mettre sur pied un système inédit de « gouvernance » thatchéro-brejnévien, engendrant de plus en plus de souffrance au travail pour les personnels.Soyons lucides. Si la majorité sortante était reconduite en mai et juin prochains, elle poursuivrait avec plus de vigueur dans cette direction dictée par les exigences des marchés mises en musique par l’idéologie ultra libérale et l’on verrait bientôt le ministre de l’éducation nationale faire siens les éléments les plus réactionnaires de la feuille de route de la Droite populaire et du FN : fin du recrutement des enseignants sur concours, « autonomie » des écoles, fin du collège unique, suppression des SEGPA, éjection précoce des élèves les plus fragiles des filières scolaires vers le statut d’apprenti, à rebours des exigences mêmes des qualifications professionnelles de demain, établissement d’un examen d’entrée en 6e, privatisation de nombreuses formations professionnelles et universitaires, chèque scolaire, etc. On peut leur faire confiance, toutes ces promesses seraient tenues… et même celles que l’UMP n’a pas encore osé inscrire dans son programme.Après une saignée de 70 000 postes, les responsables de cette politique répètent à l’envi : « la quantité ne fait pas la qualité », « ce n’est pas en donnant plus de moyens à l’école qu’on lui permet de mieux réussir ». Ces « éléments de langage » des communicants de l’UMP me font irrésistiblement penser à une fripouille qui, ayant dérobé une bourse, dirait à sa victime, comme pour la consoler : « l’argent ne fait pas le bonheur ! » Mais ces 70 000 postes n’ont pas été ôtés n’importe où. Ils l’ont été dans des secteurs de l’éducation nationale qui, précisément, conditionnent la qualité du service public et la lutte contre l’échec scolaire : les maternelles des quartiers populaires se voient pratiquement interdire d’accueillir les enfants de moins de 3 ans et sont obligées de surcharger les classes des plus grands ; les recteurs sont en train de faire subir aux RASED une nouvelle et indigne saignée ; deux tiers des postes supprimés dans le secondaire le sont dans les lycées professionnels et des établissements de proximité sont rayés d’un trait de plume ; les remplacements sont de plus en plus impossibles à garantir ; la formation initiale des maitres est saccagée, la formation continue est sinistrée, l’éducation prioritaire est décimée… Voyons bien que les premières victimes de ces suppressions de postes, ce sont, hélas, les élèves des milieux populaires, ceux qui n’ont que l’école pour apprendre, tout particulièrement les plus fragiles. Terrible constat ! Qui crierait à l’abandon d’enfants serait-il tout à fait dans l’excès ? Ces mêmes responsables disent incarner « une politique du courage ». Mais quel courage y a-t-il à supprimer ces postes-là ? On se souvient qu’en juin dernier, en Lozère, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il « sanctuarisait » les écoles rurales et que, désormais, on ne devrait plus craindre les fermetures d’écoles dans les villages. La raison de cette annonce était évidente : il s’agissait d’éviter en 2012, année électorale, la multiplication des manifestations locales pour défendre les écoles de village. 4000 écoles fermées dans les campagnes à travers toute la France, c’eût été 4000 groupes d’électeurs en colère susceptibles d’aller loin dans leur démonstration. Plutôt que d’affronter ce risque politique, nos courageux responsables ont donc décidé de s’en prendre, en 2012 mais pas les années suivantes, à des postes moins « visibles » (RASED, éducation prioritaire, formation continue, conseillers pédagogiques, etc.). Voici donc le calcul de ces chefs hardis : du moment que les élèves ont un maitre dans leur classe à la rentrée, les parents « n’y verront que du feu »… Mais là encore, ce sont les enfants les plus fragiles qui seront touchés : 100 000 enfants du primaire en grande difficulté en lecture ne seront plus aidés par les maitres des RASED. Où est donc le courage ? Cette entreprise ultralibérale en matière d’éducation n’incarne en rien une « modernisation ». Elle nous ramène 40 ans en arrière quand les enfants d’ouvriers étaient systématiquement « orientés » vers les Collèges d’enseignement technique (CET) dès la 6e. Il est temps de réveiller notre pays de ce cauchemar. Mais on ne reviendra pas au statu quo ante : il est temps de mettre en débat et en chantier une vision républicaine, populaire et humaniste de l’école pour le XXIe siècle qui garantisse à tous l’accès à la culture, à la formation professionnelle et à la citoyenneté. L’idéal des rédacteurs du plan Langevin-Wallon de 1947 travaillant dans l’esprit des réflexions du Conseil National de la Résistance : « former l’homme, le travailleur, le citoyen » doit maintenant devenir un programme politique de rassemblement pour la renaissance de notre école. Si nous ferons tout pour sortir de ce long hiver pour l’école, c’est pour hâter le printemps.

André Ouzoulias

Professeur honoraire, Université de Cergy-Pontoise (IUFM),

Psychopédagogue, formateur d’enseignants,

Co-auteur de « L’éducation nationale en danger », Note de la Fondation Copernic, 12/ 2011, éditions Syllepse.

Retrouver d’autres textes d’André Ouzoulias :

• sur la formation des maitres : Le cauchemar de Jules Ferry, 04/2010

http://91.snuipp.fr/IMG/pdf/Ouzoulias-cauch[...]   

• sur la suppression des RASED : Avec les RASED, défendre l’idée d’école démocratique, 11/2010 http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010[...]  

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cleOTP_moyen.jpgOn vous mesure. Cette mesure sert à piloter l’activité. Cette mesure sert à vous définir. - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 17/02/2012 ~ 22:07

On vous mesure. Cette mesure sert à piloter l’activité. Cette mesure sert à vous définir. Non au Livret numérique de compétences !

En ce 17 février 2012, nous bloquons l’Inspection Académique du Tarn pour marquer notre refus de ce que met en œuvre cette institution, notamment du Livret Personnel de Compétences (LPC). Ce nouveau projet bureaucratique n’en est pour l’instant qu’au stade « expérimental » mais il sera obligatoire à la prochaine rentrée.

Le LPC est une liste d’items représentant des « compétences » dont l’enseignant doit vérifier l’acquisition par les élèves. C’est l’un des grands chantiers de la technocratie européenne, qui souhaite « harmoniser » les divers systèmes éducatifs, c’est-à-dire les uniformiser d’après un même modèle pour pouvoir en mesurer les « performances » respectives et en assurer le « pilotage ».

Ce modèle est « l’approche par compétences », notion fourre-tout où l’on retrouve aussi bien des connaissances que des comportements (« s’affirmer de manière constructive ») ou des injonctions au respect de l’État (« savoir reconnaître et respecter les symboles de la Nation ») et de la Science (« respect de la vérité rationnellement établie »). La tâche de l’enseignant sera désormais d’inculquer ces comportements et de contrôler, par le livret, que l’enfant est bien conforme aux « référentiels de compétences » qui y sont définis. D’ailleurs, qui les a définis et dans quel but ?

Les compétences ont été fixées par décret du Ministère de l’éducation nationale d’après les « compétences-clés » définies par l’OCDE et la Commission européenne, qui voulaient assurer ainsi « la capacité d’adaptation, la flexibilité et la mobilité des futurs travailleurs. » Le projet est clair : mettre l’école au service de l’entreprise en alignant les « grilles d’évaluation » scolaire sur les « référentiels de compétences » qu’emploient les services de ressources humaines.

Pour eux, l’école n’est pas un lieu où l’enfant se construit petit à petit des connaissances, où il développe sa pensée, mais un lieu où l’on entraîne les « futurs travailleurs » à adopter les comportements attendus des entreprises, un lieu où ils deviendront « employables ».

Pour nous, le métier de l’enseignant consiste à inventer au jour le jour, en fonction des enfants qu’il a face à lui, des trucs pour lui permettre d’apprendre. Nous ne voulons pas que cette activité soit réduite à appliquer des « référentiels » élaborés par des experts loin de la classe et à remplir un livret le détournant de sa mission pédagogique.

Sous forme papier, le livret de compétences est déjà en vigueur. Mais jusqu’ici, il était difficile pour le Ministère de vérifier son remplissage par les enseignants. Cela deviendra possible avec l’« application numérique » qu’on expérimente dans notre région. Cette informatisation induit aussi d’autres changements : elle fait du LPC un fichier centralisé et nominatif – comme le fichier Base-Elèves – et il pourra être interconnecté avec les autres fichiers de l’Éducation Nationale. Contrairement à ce que suggère son nom, ce « livret personnel » n’appartiendra pas aux personnes mais à l’Etat, qui disposera ainsi d’un moyen de reconstruire le parcours de chacun : il y sera stipulé, à chaque « palier » de la scolarité (CE1, CM2, BEPC), toute une série d’informations sur l’enfant, relatives à ses connaissances, ses comportements, sa docilité, etc.

Nous ne voulons pas d’une société où toutes les activités sont pilotées, standardisées, contrôlées. Nous ne voulons pas collaborer à la traçabilité intégrale de toutes et de tous, tout au long de la vie. Voilà pourquoi nous nous joignons aux éleveurs qui refusent le puçage électronique de leurs bêtes, autre mesure bureaucratique témoignant du délire gestionnaire qui règne ces temps-ci. Collectif tarnais contre l’école numérique

  

Vendredi 17 février, 16 heures, Tarn

Ce matin, à Albi, une cinquantaine de personnes, appartenant à différentes professions ou n'en ayant pas, ont bloqué l'accès à l'Inspection Académique, empêchant le travail des employés pendant les deux premières heures de la journée. Elles entendaient dénoncer le rôle de cette institution dans la mise en oeuvre du livret de compétences pour tous les élèves, de la maternelle à la fin des études, livret dont l'informatisation est en cours d'expérimentation dans le Tarn.

A 9h45, ils ont levé leurs piquets pour pénétrer dans un autre bâtiment de la Cité Administrative d'Albi : la Direction Départementale du Territoire. Le hall a été occupé pendant une petite heure, les employés et la directrice ont été invités à quitter leurs bureaux pour entendre des déclarations contre le puçage des animaux et la bureaucratisation du monde, des lectures (Philip K. Dick et Jocelyne Porcher), et une chanson les interpellant.

Les assaillants de la Cité Administrative ont accroché devant chacun des bâtiments une banderole où il était écrit : L'ETAT, C'EST PAS NOUS.

Le tract qu'ils ont distribué tout au long de la matinée avait deux faces : l'une consacrée à l'introduction du Livret Personnel de Compétences numérique, à l'école, l'autre consacrée au travail d'éleveur et au refus de son industrialisation forcenée. Il est en pièce jointe, ainsi que la chanson de la DDT, version revue pour cette occasion de la valse "Le temps des puces", que nous rendons publique en espérant qu'elle sera appréciée par les camarades qui participent ailleurs à cette journée nationale contre les contrôles au travail et en soutien aux éleveurs refusant le marquage électronique de leur troupeau.

Merci de faire circuler largement.

  

Le temps des puces

Chanson pour les employés de l'administration agricole, sur un air de Pierre Perret.

Voici venu, le temps des puces

Electroniques, RFID,

Sur ce coup-là, les bureaucrates

Ont encore eu une riche idée !

Ça vient d'l'Europe, ça vient d'en haut

Des industriels qui s'empiffrent

Et pendant qu'ils rêvent de robots

Nos vies s'aplatissent sous les chiffres.

Faut-il vraiment

Que vous obéissiez tout le temps ?

Les élevages, c'est pas des usines !

Les moutons, c'est pas des machines !

Voici venu, le temps des puces

Où les chercheurs sont dev'nus rois

Où l'on pilote le vivant

Pour en augmenter le rendement

Face aux experts qui le commandent

L'éleveur oublie l'savoir ancien

Que reste-il, je vous l'demande

De ce métier qui était sien ?

Réfléchissez,

Au monde que vous construisez

Les élevages, c'est pas des usines !

Les moutons, c'est pas des machines !

Voici venu, le temps des puces

Règne de la traçabilité

Vous savez bien, que cette astuce

Ne protég'ra pas notre santé !

N'oublions pas que c'est en Chine,

Qu'on fabrique cette électronique,

Des milliards d'circuits imprimés

ça va sacrément polluer !

Démissionnez,

C'est l' meilleur moyen de nous aider

Les élevages, c'est pas des usines !

Les moutons, c'est pas des machines !

… Il n'est pas loin, le temps des puces

Que l'on implante dans le cerveau

On s'ra alpha moins ou bêta plus

Et plus dociles que des agneaux !...

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be.jpgArgumentaire du CNRBE pour les conseils municipaux, généraux, régionaux - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 17/02/2012 ~ 12:55

Dossier pour les élus (format .zip)

1) Appel du CNRBE aux élus locaux et nationaux (juin 2011) 2) Note de synthèse : Les dérives du fichage à l'école : motifs et axes de résistance (juin 2011) 3) Courrier aux Maires (novembre 2011) 4) Courrier CNRBE aux Parlementaires (12 janvier 2012) 5) Courrier CNRBE aux Parlementaires (13 novembre 2010) 6) Les élus se mobilisent contre les fichiers scolaires (février 2012) 7) Motion de l’Assemblée de Corse 8) Région Midi Pyrénées - Voeu fichage des enfants 9) Région PACA - Voeu contre le fichage numérique des scolaires 10) Région Pays de la Loire - Voeu fichage des enfants et des jeunes 11) Région Rhône-Alpes - Voeu pour l’arrêt du fichage des données personnelles des scolaires et lycéens 12) Reze Conseil Municipal du 16 décembre 2011 - Voeu fichage des enfants et des jeunes 13) Livret de compétences SNUipp-FSU de l'Isère (mai 2011)

 

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mobilisation.PNGCité scolaire Aragon Picasso Givors - par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 10/02/2012 ~ 22:41



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